En bref
- Un excès d’azote perturbe fleurs et récoltes
- Les courges peuvent en absorber une partie
- Un test de sol reste indispensable
Un sol trop riche en azote peut donner des plantes très vertes, mais pas forcément plus productives. Au jardin, cela peut se traduire par une floraison faible, des récoltes décevantes et parfois une présence accrue de pucerons ou d’autres insectes. L’excès peut aussi toucher les zones voisines et finir par polluer des sources d’eau locales.
Quand l’azote devient un problème
Avant de corriger quoi que ce soit, il faut vérifier. Un test de sol reste le meilleur moyen de savoir si l’azote est bien responsable des problèmes observés. Car ces signes ne pointent pas tous vers la même cause, la chaleur excessive peut aussi expliquer une mauvaise production ou une floraison en berne.
L’idée n’est donc pas de traiter au hasard. Si l’analyse confirme un surplus, certaines plantes très gourmandes peuvent aider à en absorber une partie.
Pourquoi la courge sert de plante « éponge »
C’est le cas des courges du genre Cucurbita. L’experte en jardinage biologique Barbara Pleasant explique qu’elles sont souvent utilisées comme culture de nettoyage dans les sols chargés en azote. Elle décrit cette capacité comme une façon, je cite, « le plan de la nature » pour gérer ce déséquilibre.
Pour un jardinier amateur, l’intérêt est simple. On peut tenter une solution de culture plutôt que d’acheter des produits de synthèse. Et les besoins en azote des courges d’été et d’hiver sont proches, ce qui laisse une marge selon la période de la saison.
Quelles variétés choisir selon le calendrier
Le vrai critère, ce n’est pas tant le type de courge que le temps de culture. Les variétés d’été, comme la courgette verte ou la yellow crookneck, arrivent à maturité en huit à dix semaines environ.
Les courges d’hiver demandent plus de patience. Le butternut, l’acorn ou encore les gourdes prennent en général de 12 à 20 semaines.
Les limites de la méthode et la marche à suivre
Même les plantes qui aiment l’azote peuvent souffrir d’un excès. On peut obtenir des lianes très vigoureuses, mais avec des fruits plus petits, moins nombreux, et parfois davantage de maladies ou d’attaques d’insectes. Dans ce cas, il est conseillé d’ajouter du phosphore organique en suivant la dose indiquée par pied carré sur l’emballage.
Pour le reste, la conduite est classique. Choisissez un emplacement ensoleillé, ameublissez la terre, puis après la dernière gelée formez de petites buttes espacées d’environ 1,5 mètre. Semez plusieurs graines par butte, puis gardez ensuite deux plants robustes par monticule. Arrosez régulièrement pendant la saison.
Et après la récolte, point important, n’enfouissez pas les lianes riches en azote dans le sol. Si le but est d’en retirer, mieux vaut ne pas lui en rendre une partie.