En bref
- Englouti explore une relation toxique entre un fils et son père, symbolisée par une baleine monstrueuse.
- De nombreux films de 2026 abordent la perte du père, les traumatismes familiaux et les figures paternelles destructrices.
- Cette tendance reflète la difficulté de se détacher du passé pour avancer et construire sa propre identité.
Le motif commence à sauter aux yeux. En 2026, pas mal de films de genre tournent autour d’un même nœud, la perte du père, ou d’un père encore là mais déjà cassé, lointain, parfois franchement nocif. Englouti s’inscrit pile dans cette veine, et même de façon très frontale.
Englouti pousse le motif jusqu’au monstre
Le film suit Jay, joué par Austin Abrams, dans une relation empoisonnée avec son père Mitt Gardiner, incarné par Josh Brolin. Il est question d’abus, de rancœur et de cette dureté paternelle vendue comme une forme d’amour. Rien de léger.
Et Englouti choisit une image énorme pour porter ça, littéralement. Jay est avalé par une baleine, et ce cadre de survie bascule peu à peu vers une dimension plus mentale, presque science-fiction par endroits. La baleine devient alors une version du père. Leurs voix finissent par se confondre, comme si le film forçait son héros à affronter tout ce qu’il traîne encore.
Un schéma qui traverse tout le cinéma de genre de 2026
Le plus frappant, c’est que Englouti n’est pas seul. Ce thème traverse aussi The Death of Robin Hood, Supergirl, Masters of the Universe, Greenland 2: Migration, The Rivals of Amziah King, 28 Years Later: The Bone Temple ou encore The Sheep Detectives.
Parfois, le patriarche disparaît pour de bon. Parfois, il revient, mais transformé. C’est le cas dans The End of Oak Street et The Odyssey, deux films où la figure paternelle est d’abord perdue sur le plan symbolique avant de refaire surface sous une autre forme. Le point commun reste le même, composer avec un passé idéalisé qui ne tient plus.
Pourquoi cette vague compte au-delà du simple deuil ?
Ce mouvement ne parle donc pas seulement de chagrin. Il parle aussi de réconciliation avec le passé, d’un ancien monde qui s’efface, et de personnages forcés d’avancer sans guide. L’idée est simple, mais elle tape juste, utiliser les leçons d’un père, et aussi ses erreurs, pour survivre autrement.
On retrouve cette lecture dans des films plus horrifiques comme Hokum et Lee Cronin’s The Mummy, où le père devient carrément une figure de peur. Dans The Death of Robin Hood et The Sheep Detectives, les patriarches joués par Hugh Jackman relèvent plutôt du modèle faites ce que je dis, pas ce que j’ai fait.
La tendance pourrait encore durer. Avengers: Doomsday est cité comme une possible variation autour de Robert Downey Jr., puisque Tony Stark est présenté comme le père fondateur du Marvel Cinematic Universe avant son retour sous les traits de Doctor Doom. Même chose pour Werwulf, où le personnage d’Aaron Taylor-Johnson semble prendre, par moments, une forme de bête. Clairement, 2026 a trouvé son fantôme.