En bref
- Clayface dispose d’un budget bien inférieur à celui de Supergirl, ce qui facilite sa rentabilité malgré une ouverture plus faible.
- Même avec un box-office modeste, Clayface pourrait être rentable, contrairement à Supergirl, dont les recettes n’ont pas couvert le coût élevé.
- Sa sortie avant Halloween et la popularité actuelle des films d’horreur pourraient favoriser son succès au box-office.
Le vrai chiffre à regarder ici, ce n’est pas seulement l’ouverture. C’est le budget. Et entre Clayface et Supergirl, l’écart est massif.
Le budget change toute l’histoire
Clayface est attendu à plus de 45 millions de dollars pour son premier week-end mondial, avec un coût de production estimé à 30 millions de dollars. En face, Supergirl a coûté plus de 170 millions de dollars et n’a rapporté que 126 millions de dollars dans le monde.
Dit autrement, le film le plus cher est aussi celui qui a le plus déçu. Supergirl avait bien démarré avec 62,6 millions de dollars au niveau mondial sur son week-end de lancement, soit davantage que ce qui est prévu pour Clayface. Mais ce total n’a pas suffi à compenser son coût. C’est là que la comparaison brute s’arrête net.
Pourquoi Supergirl et Clayface ne se jugent pas pareil ?
Si Clayface atteint bien ce lancement à plus de 41 millions d’euros, Warner Bros. Pictures serait déjà sur une trajectoire bien plus confortable. Le film pourrait être considéré comme un succès même sans rejoindre les chiffres d’ouverture de Supergirl.
Et même dans un scénario plus modeste, la logique reste la même. La source explique que si Clayface terminait simplement autour de 126 millions de dollars, soit le score mondial final de Supergirl, cela représenterait environ quatre fois son budget de production. Même un total de 100 millions de dollars serait encore vu comme positif.
Les autres films cités montrent le vrai calcul
Le meilleur exemple donné, c’est Backrooms. Produit pour 10 millions de dollars, le film a ouvert à 118 millions de dollars avant de finir à 400,6 millions de dollars dans le monde. Un énorme carton.
À l’inverse, Star Wars: The Mandalorian and Grogu avait signé un lancement plus fort, à 145 millions de dollars pendant les fêtes, puis un total mondial de 345,6 millions de dollars. Sauf qu’avec un budget de 166,4 millions de dollars, le résultat a été perçu comme une déception. Même mécanique pour Supergirl. Les totaux seuls ne racontent pas le match.
Un calendrier qui peut aider Clayface
Autre point intéressant, Clayface sort juste avant Halloween et la campagne le vend comme un film d’horreur, même s’il vient de l’univers DC Comics. Or le genre a déjà très bien tourné cette année.
Obsession a atteint 522,8 millions de dollars, Resident Evil a cumulé 327,6 millions de dollars , et Backrooms a donc fini dans les 420 millions de dollars. Côté public, les scores cités sont de 74% pour Backrooms, 94% pour Obsession et 90% pour Resident Evil. Si Clayface s’insère dans cette dynamique, son box-office pourrait tenir sur la durée. Et là, la comparaison avec Supergirl devient franchement moins utile.