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Enfants et écrans : la durée d’exposition, pas le seul facteur à considérer

Par Jérôme Nelra,  publié le 14 septembre 2023 à 14h00.

Si la limitation du temps est importante, le contexte d'exposition joue également un rôle, dévoile une étude l'Inserm.

Nous le savons tous depuis longtemps, la relation entre enfants et exposition aux écrans n’est pas toujours saine. Et les conséquences sont aussi connues, qu’il s’agisse de poids, de troubles du sommeil, du langage, ou de difficultés de concentration.

Et une nouvelle étude vient relancer le débat, en estimant que le contexte d’utilisation des écrans est aussi important à prendre en considération.

14 000 enfants de la cohorte Elfe

Publiée dans la revue The Journal of Child Psychology and Psychiatry à la fin du mois d’août, elle a été menée par Jonathan Bernard, du Centre de recherche en épidémiologie et statistiques (Inserm et Inrae). Elle se base sur les données de près de 14 000 enfants de la cohorte française Elfe, de leur deux ans à leur cinq ans et demi, durant la période 2013-2017.

Et ce dernier n’hésite pas à lancer que « Le contexte d’utilisation des écrans jouerait un rôle important, sans doute plus que le seul temps passé devant les écrans ». 

Les conclusions

D’un côté, l’Inserm reconnait bien qu’« aux âges de 3,5 et 5,5 ans, le temps d’exposition aux écrans est associé à de moins bons scores de développement cognitif global, en particulier dans les domaines de la motricité fine, du langage et de l’autonomie ».

Mais, et c’est là le côté inédit des conclusions :

Lorsque les facteurs relatifs au mode de vie et susceptibles d’influencer le développement cognitif sont pris en compte, la relation négative se réduit et devient de faible magnitude.

Cadre familial et activités de l’enfant

En d’autres termes, il ne faut pas en plus de limiter le temps d’écran, oublier de considérer à la fois le moment et la façon dont il l’utilise. Il faut prendre en compte l’influence du cadre familial et les activités de l’enfant :

Le lien causal entre écran et cognition n’est pas si simple, il faut aussi prendre en compte les facteurs sociaux inhérents à la famille et toutes les activités quotidiennes des enfants (jeux, lecture, sommeil…), rarement prises en compte alors qu’elles ont aussi un lien avec le développement cognitif.

📺👶 Les scientifiques ont étudié la relation entre exposition précoce aux #écrans et développement #cognitif des #enfants dans la cohorte #Elfe.

Ils montrent que si le temps d’écran a son importance, le contexte d’exposition compterait également.

📰 https://t.co/WYI0DOBQmo pic.twitter.com/BmrJPktZLF

— Inserm (@Inserm) September 13, 2023

Le Récap
  • 14 000 enfants de la cohorte Elfe
  • Les conclusions
  • Cadre familial et activités de l’enfant
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