Pour Dupont-Aignan, la « russophobie en France » est « ahurissante »

Pour le président de Debout la France, François Hollande s'est en outre montré "lamentable" concernant la situation syrienne.

Nicolas Dupont-Aignan était invité ce jour par iTELE. Alors que la situation à Alep est catastrophique, la candidat à la présidentielle ets revenu sur la gestion de la crise syrienne.

Syrie : « il faut que la France joue son rôle »

Ainsi, selon lui, « Il y a une russophobie ahurissante en France. Je ne suis pas un soutien de Poutine, je demande juste que la France ait une politique indépendante des États-Unis. Si la France n’avait pas armé les rebelles, les armes ne se seraient pas retrouvées à l’État islamique. Si la France n’avait pas cautionné l’armée syrienne libre, soi-disant libre, on n’en serait pas là ».

Ce qu’il préconise pour une sortie de la crise ? Que « la France joue son rôle ».

Hollande et la Syrie ? « Lamentable »

« On a une responsabilité étonnante et il faut le reconnaître, dans cette affaire, François Hollande a été lamentable du début à la fin », insiste-t-til.
Et Dupont-Aignan de s’interroger : « Pourquoi personne n’arrive à freiner Assad et Poutine ? Parce qu’on a soutenu des gens infréquentables, qui sont des assassins et des djihadistes, et qui ont été nous massacrer en France. Et donc on voit bien qu’on a laissé le champ-libre à Poutine. Alors au lieu d’attaquer Poutine en disant le méchant, on devrait se poser la question de savoir pourquoi on lui a laissé le champ libre et pourquoi aujourd’hui c’est un champ de ruines avec des drames humanitaires ».

Quant à Bachar-al-Assad, il doit « bien évidemment » assister aux éventuelles négociations. Car « Il est le chef d’Etat de la Syrie. Et c’est pas lui qui a massacré des Français, c’est pas lui qui a massacré des chrétiens d’Orient. Et donc il est à la table, comme on va mettre à la table l’Arabie saoudite (…). Dans la vie politique internationale, qu’on le veuille ou non, on négocie avec ceux qui sont là ».