Donald Trump et l’aspirine quotidienne : quels risques pour une consommation aussi élevée ?

Image d'illustration. Un comprimé d'aspirineADN
La consommation régulière d’aspirine à forte dose suscite des interrogations, alors que Donald Trump aurait recours quotidiennement à ce médicament. Quels sont les risques pour la santé liés à une telle utilisation soutenue de l’aspirine ?
Tl;dr
- Trump prend 325 mg d’aspirine quotidiennement.
- Des bleus liés à la forte dose du médicament.
- La santé des candidats âgés, sous surveillance accrue.
Une surveillance accrue autour de la santé de Donald Trump
À l’approche de nouvelles échéances électorales, la santé des principaux candidats américains focalise toutes les attentions. En particulier celle de Donald Trump, âgé de près de 80 ans en juin 2026. Le candidat républicain, souvent sous le feu des projecteurs pour son mode de vie et ses prises de position, intrigue également pour ses choix médicaux. Récemment, l’apparition régulière de gros bleus sur son corps a fait l’objet de nombreux commentaires et interrogations dans la presse.
L’aspirine au cœur des débats
Si certains évoquaient maladresses ou simples « fréquentes poignées de main », la réalité semble plus complexe. Interrogé en début d’année lors d’un entretien, Donald Trump a révélé consommer chaque jour une dose conséquente d’aspirine – précisément 325 mg. « On dit que l’aspirine est bonne pour liquéfier le sang et je ne veux pas que du sang épais irrigue mon cœur. Je veux un joli sang fluide », explique-t-il avec son ton caractéristique, ajoutant même prendre plus que ce que lui préconisent ses propres médecins.
Or, selon la Mayo Clinic, une institution médicale américaine citée par le Wall Street Journal, une faible dose standard correspondrait plutôt à 81 mg par jour. En France, un médecin généraliste interrogé confirme : « Ici, on prescrit plutôt du 75 mg ». Il n’est donc pas surprenant que le recours à une telle quantité soit susceptible d’engendrer certains effets secondaires.
Effets secondaires et contexte politique
Car il y a bien une conséquence directe à cette automédication assumée. Ainsi que le souligne lui-même l’ancien président : « Quand vous prenez la grosse dose, on vous dit, vous allez avoir des bleus… Mais (avoir un bleu), c’est un des effets secondaires ». Les médecins ne manquent pas non plus d’insister auprès de lui sur sa bonne santé générale, mais face au risque, Donald Trump campe sur ses positions : il préfère prévenir que guérir.
Dans ce contexte tendu où chaque signe physique alimente les spéculations – rappelons que Biden, né quatre ans avant son rival républicain, fait aussi l’objet d’un suivi minutieux – la question du vieillissement et des traitements associés s’invite désormais dans le débat public.
Dose élevée : quelle pertinence médicale ?
Certains spécialistes relativisent toutefois : voir un patient âgé se voir prescrire une faible dose quotidienne d’aspirine n’a rien d’étonnant. Mais quadrupler les recommandations françaises suscite davantage d’interrogations médicales.
À l’heure où chaque détail privé devient enjeu politique majeur outre-Atlantique, la gestion personnelle de sa santé par Donald Trump, entre volonté affichée et conseils médicaux parfois ignorés, continue d’alimenter la chronique nationale.