Disney France : Unique Heritage Media sur le point de céder l’édition de ses magazines

Image d'illustration. DisneyADN
Le groupe Unique Heritage Media s’apprête à céder la publication des célèbres magazines Disney en France, une décision qui marque un tournant dans l’univers de la presse jeunesse et pourrait impacter les lecteurs fidèles de ces titres emblématiques.
Tl;dr
- Disney met fin à sa licence avec UHM en 2027.
- Près de 20 magazines jeunesse français touchés.
- Conséquences sociales majeures pour Unique Heritage Media.
Un partenariat historique remis en question
Le paysage de la presse jeunesse française s’apprête à vivre un bouleversement inattendu. Mercredi, la société Unique Heritage Media (UHM) a confirmé qu’elle ne publiera plus certains titres phares sous licence Disney – notamment Le Journal de Mickey et Picsou Magazine – à compter du 31 mars 2027. Cette échéance, révélée par Challenges, est la conséquence directe de la décision prise par le groupe Disney, qui a choisi de ne pas renouveler son accord de licence.
L’avenir des titres Disney en France reste incertain
Pour autant, cela ne signe pas forcément l’arrêt total de ces publications emblématiques sur le territoire français. En théorie, Disney pourrait décider d’attribuer la gestion éditoriale de ses magazines à un nouvel éditeur local. Autrement dit, les jeunes lecteurs français pourraient encore retrouver leurs héros favoris dans les kiosques, mais sous une direction différente.
L’impact financier et social pour UHM
La portée du changement dépasse cependant la seule question éditoriale. Selon Emmanuel Mounier, dirigeant d’UHM, près de vingt titres sont concernés par cette rupture, parmi lesquels figurent aussi Super Picsou Géant, Fantomiald, ou encore Disney Princesses. L’enjeu économique n’a rien d’anodin : « C’est la moitié du chiffre d’affaires (d’UHM) qui va partir », confie-t-il. Précisons que sur les 53 millions d’euros générés annuellement par le groupe, quelque 26 millions proviennent des magazines Disney.
La situation suscite incompréhension et inquiétude chez les équipes. Emmanuel Mounier déplore l’absence totale de justification de la part de Disney, alors que « ça marchait bien » . Les chiffres parlent d’eux-mêmes : environ 4 millions d’exemplaires écoulés chaque année et pas moins de 145 000 abonnés.
Parmi les conséquences directes figurent des répercussions sociales majeures : l’entreprise compte plus de cent collaborateurs, dont une majorité œuvre à l’éditorial. Le patron d’UHM, manifestement affecté, évoque sans détour un « déstastre humain […] Je n’imaginais pas une seule seconde qu’on puisse en arriver là » , anticipant déjà des suppressions d’effectifs.
Diversification stratégique en réponse à la crise
Malgré tout, du côté d’UHM, on tente d’adopter une certaine résilience. Emmanuel Mounier assure que le groupe saura rebondir grâce à une stratégie diversifiée autour d’autres titres jeunesse comme Abricot, Papoum, Pirouette, ou encore la toute récente licence française du magazine National Geographic. Reste à savoir si cette réorientation suffira à compenser un partenariat vieux de plusieurs décennies avec un géant tel que Disney.