Des mouches capables, par modification génétique, de se reproduire sans accouplement
Des scientifiques sont arrivés à modifier le patrimoine génétique de mouches pour leur permettre de se reproduire sans nécessité d'accouplement.
Il existe plusieurs espèces animales dont les femelles assurent une descendance sans avoir besoin d’un mâle. De manière naturelle, la mouche des fruits n’en est pas capable, mais c’était sans compter des scientifiques de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, qui ont ainsi rendu ces insectes doués de parthénogenèse.
Parthénogenèse : la mouche des fruits génétiquement modifiée par des chercheurs de Cambridge
Les chercheurs, rapporte franceinfo, ont commencé par identifier trois gênes d’une première mouche, la drosophila melanogaster. Plus précisément, deux variétés ont été étudiées : l’une se reproduisant naturellement sans mâle, et l’autre avec. Après manipulation des gênes considérés comme équivalents chez la mouche des fruits, les scientifiques ont offert à celle-ci la procréation en solitaire.
Le mâle toujours considéré jusqu’à un certain point
L’intervention des scientifiques n’a cependant pas rendu la mouche des fruits totalement hermétique à la présence d’un mâle. Ainsi, elle continue de s’accoupler comme elle en a l’habitude tant qu’un mâle se trouve dans les parages. Mais si jamais elle ne rencontre pas de partenaire au bout de 40 jours, soit, nous dit-on, plus ou moins la moitié de son existence, cette mouche fait son affaire sans assistance.
Quels usages à envisager ?
Pour quelles raisons souhaiterait-on permettre une prolifération de la mouche des fruits ? En fait, cette découverte tend à considérer la chose de façon plus large, et donc d’envisager d’appliquer de telles modifications sur des espèces menacées. De plus, ces changements s’opérant chez certains nuisibles en agriculture, rendant par la même occasion les pesticides inefficaces, connaître le processus pourrait aider à l’inverser.