Décès de Jean Pormanove : les mesures de Gabriel Attal pour lutter contre la dépendance aux écrans

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Après le décès de Jean Pormanove, Gabriel Attal avance plusieurs mesures pour lutter contre l’addiction aux écrans, incluant un dépistage précoce et l’instauration d’un couvre-feu numérique afin de protéger la santé mentale des jeunes.
Tl;dr
- Lutte contre l’addiction aux écrans des jeunes renforcée.
- Dépistages prévus au collège et au lycée.
- Mesures restrictives sur les réseaux sociaux annoncées.
Un drame relance le débat sur l’addiction aux écrans
La mort soudaine, retransmise en direct sur Internet, de Raphaël Graven – plus connu sous les pseudonymes de Jean Pormanove ou JP – a profondément bouleversé la commune de Contes, dans les Alpes-Maritimes. Âgé d’une quarantaine d’années, ce streameur avait été exposé depuis plusieurs mois à des sévices diffusés sans retenue sur différentes plateformes.
Trois jours après ce tragique événement, la question de la responsabilité des réseaux sociaux et des plateformes comme l’australienne Kick s’impose à nouveau dans le débat public.
Des mesures inédites proposées pour encadrer l’usage numérique des jeunes
Face à l’émotion suscitée par cette affaire, le chef du parti Renaissance, Gabriel Attal, a pris la parole jeudi 21 août 2025 pour présenter une série de propositions destinées à limiter l’addiction aux écrans, particulièrement chez les adolescents. Dans un message publié sur X, il n’a pas hésité à comparer certains réseaux à « de nouveaux jeux du cirque », accusant ces espaces d’entretenir une spirale addictive via « des discours chocs et des actes toujours plus violents ».
Parmi ses suggestions phares, figurent la mise en place de deux dépistages systématiques : l’un dès l’entrée au collège, puis un second au lycée. L’objectif ? Repérer précocement les jeunes souffrant d’une forme de dépendance numérique et leur proposer un accompagnement adapté.
Couvre-feu numérique et restrictions visuelles : vers une régulation accrue
L’ancien Premier ministre prône également un panel de mesures radicales :
- Interdiction stricte des réseaux sociaux avant 15 ans ;
- Couvre-feu numérique entre 15 et 18 ans ;
- Basculement automatique des vidéos en noir et blanc après 30 minutes d’utilisation continue.
« Moins de couleurs, moins de dopamine, moins d’addictions », argumente-t-il, plaidant également pour la création d’une taxe visant les plateformes afin de financer la recherche sur l’addiction aux écrans et soutenir la santé mentale.
L’enquête médico-légale écarte une intervention extérieure
Sur le plan judiciaire, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a précisé que « les causes probables du décès apparaissent donc d’origine médicale et/ou toxicologique ». Les médecins légistes ont en effet écarté toute « intervention d’un tiers », alors même que certains dénonçaient le rôle trouble joué par certaines plateformes et pointaient du doigt le manque de vigilance des instances comme l’Arcom (Autorité de régulation du numérique).
Ce drame pose ainsi, avec encore plus d’acuité qu’auparavant, la nécessité d’un encadrement efficace face aux dérives numériques qui affectent durablement la jeunesse.