Darks stores (supermarchés sans clients) : La ville de Lyon freine les implantations
Supermarchés sans clients uniquement conçus pour la vente en ligne. Les 'darks stores' ont la fonctionnalité d'un entrepôt, mais l'organisation d'un magasin.
Paris, Bordeaux ou encore Lyon, les darks stores (entrepôts fantômes) envahissent les villes Françaises. A Paris, la société britannique Dija fondée par deux anciens de Deliveroo promet de livrer des courses en dix minutes. Pourtant, une récente étude montre que près d’un consommateur français sur deux achète plus dans les petits commerces depuis le premier confinement pour soutenir les commerces de proximité mais aussi par le sentiment de se sentir désormais plus en phase avec les commerces de petite taille (53 %).
La Ville de Lyon souhaite limiter l’implantation des « dark stores »
Il y a quelques jours, le conseil municipal de Lyon a réaffirmé sa volonté de freiner l’implantation des « dark stores » dans sa ville. Pour les responsables, ces nouveaux supermarchés sans clients conçus pour la vente en ligne préfigurent de « ville-entrepôt » où « l’on se nourrit grâce à des clics » aux dépens du commerce de proximité et du « vivre-ensemble ». L’adjointe au maire écologiste, Grégory Doucet, Camille Augey, chargée de l’emploi et de l’économie durable ajoute sur BFM : « Nous ne voulons pas d’une société où tout est ‘dark’, où tout est ‘quick’. Nous ne voulons pas d’une ville-entrepôt, sans vitrines où chacun reste chez soi, sans convivialité, sans aucun prétexte pour rencontrer l’autre« .
Un travail toujours plus déshumanisé
Pour la chargée de l’emploi, les darks stores ne sont pas l’avenir des villes, de ses habitants, des salariés : « Derrière ce monde de l’immédiateté où l’on fait ses courses derrière son écran en se réjouissant de cette facilité qui nous est ainsi offerte, se cache un travail toujours plus déshumanisé, des cadences toujours plus élevées, des technologies toujours plus présentes. Avons nous-vraiment besoin d’un paquet de pâtes ou d’un shampoing en moins de 10 minutes sans sortir de chez nous ? Ce n’est pas cette ville de ce quart d’heure là que nous appelons de nos voeux« ,
a conclu Camille Augey.