Véritable phénomène de société donnant la sensation inédite de se retrouver en présence d’une intelligence artificielle (IA) comparable à un être humain, l’agent conversationnel ChatGPT cristallise craintes et espoirs. Créer un alter ego fait de 0 et de 1 peut constituer une avancée pour les hommes et les femmes de ce monde. À l’inverse, le risque de troubler les lignes entre réel et virtuel a bondi d’un coup.
StendhalGPT, pour traquer les textes générés par ChatGPT
Et pour prévenir des dégâts plus grands que ceux déjà observés jusqu’ici, un étudiant de 18 ans a mis au point un outil capable de déceler les textes générés par l’IA ChatGPT. Jérémy Goffin, en première année de bachelor cybersécurité à l’ESAIP, école d’ingénieurs de Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), est ainsi à l’origine de l’application StendhalGPT.
Des tests actuellement réservés à la langue anglaise
Comme le rapporte Ouest-France (article complet réservé aux abonnés), le site de l’application renseigne plus précisément sur sa raison d’être : « reconnaître les textes générés ou reformulés par de l’intelligence artificielle, en utilisant la diversité du champ lexical utilisée ». Comment fonctionne StendhalGPT ? Pour commencer, il est demandé de copier un texte dans un espace prévu à cet effet, à la condition que l’ensemble soit en anglais et de taille moyenne. Après avoir cliqué sur « Vérifier », une probabilité de génération par IA sera alors donnée.
Un outil en cours de développement
Comme indiqué sur la page du site réservée à la vérification, l’outil « est en version de développement ». Autrement dit, il n’est pas impossible que le français soit pris en charge dans une prochaine mise à jour.