Cette fleur d’automne aide les abeilles même après floraison

Planté à la fin de l’été, l’aster aromatique nourrit les pollinisateurs en automne et peut aussi leur offrir un refuge hivernal.

Jardin d’automne avec asters en fleurs
Image d'illustration. En automne, l’aster nourrit encore les abeilles. — ADN

En bref

  • L’aster aromatique nourrit et abrite des abeilles
  • Ses tiges creuses servent en hiver
  • Il se plante fin été ou début automne

L’aster aromatique a un atout discret pour les jardins: une fois la floraison passée, ses tiges creuses peuvent encore servir aux abeilles pendant l’hiver. Plantée à la fin de l’été ou au début de l’automne, cette vivace peut à la fois nourrir les pollinisateurs tard en saison et offrir un abri à certaines espèces sauvages.

Des tiges creuses utiles quand le froid arrive

Ce sont surtout les tiges qui comptent ici. Chez l’aster aromatique, elles sont creuses. Après la saison de croissance, si elles sont coupées puis laissées en place, elles peuvent accueillir des abeilles durant l’hiver et servir de site de nidification.

Certaines espèces recherchent directement des tiges mortes. D’autres creusent des tunnels dans des tiges déjà abîmées. En gardant ces tiges après la floraison, on facilite donc leur installation. La plante peut notamment profiter à des abeilles sauvages comme les abeilles coupeuses de feuilles ou les abeilles maçonnes.

Une plante parfumée, mais pas par ses fleurs

Le nom peut prêter à confusion. L’aster aromatique, Symphyotrichum oblongifolium, n’est pas connu pour des fleurs odorantes. Ses fleurs, en forme de marguerite, sont même sans parfum.

L’odeur vient des feuilles et des tiges, avec un parfum proche du baume qui se libère quand on les froisse. Côté floraison, la plante produit des fleurs violettes en septembre, puis jusqu’en novembre ou jusqu’aux premières gelées. C’est précisément cette période tardive qui la rend utile aux pollinisateurs quand pas mal de plantes ont déjà cessé de fleurir.

Comment le cultiver sans nuire aux pollinisateurs

Dans son aire d’origine, l’espèce pousse dans le nord-est et le centre des États-Unis. Elle résiste aux zones 3 à 8. Pour bien pousser, elle demande le plein soleil, ou au moins six heures de lumière directe par jour.

Le sol doit être bien drainé, mais la plante supporte aussi des terrains pauvres et la sécheresse. Sableux, limoneux ou argileux, le type de sol n’est pas un obstacle majeur. Autre point simple, et important quand même: il ne faut pas utiliser de pesticides près de cet aster.

À maturité, la plante forme des touffes d’environ 30 à 90 cm de haut et de large. Une fois la saison terminée, il faut couper les tiges mortes à environ 30 à 60 cm, puis les laisser jusqu’au printemps pour l’hivernage des abeilles.

Au printemps, d’autres plantes pèsent lourd pour les visites

L’intérêt pour les abeilles ne s’arrête pas à l’automne. Une étude publiée en 2025 par le U.

S. Forest Service souligne aussi le rôle des arbres et arbustes indigènes à floraison précoce, en mars et avril.

Le constat est net: ces arbustes représentent moins de 7 % des fleurs disponibles au début du printemps, en avril, mais concentrent 57 % de toutes les visites d’abeilles. Pour un jardin pensé sur toute l’année, l’aster d’automne n’est donc qu’une pièce du puzzle.

Jérôme Nelra

Spécialiste Loisirs

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