L'ONG WaterAid s'est basée sur des données de l'ONU, 844 millions de personnes n'ont toujours pas d'accès à l'eau.
Des pays de l’ONU vont encore devoir attendre des centaines d’années avant de pouvoir profiter d’un accès généralisé à l’eau potable et à des toilettes décentes, d’après une étude publiée cette semaine en marge d’un examen d’étape aux Nations unies sur les objectifs de développement durable fixés pour 2030.
A cette date, des millions de personnes dans 80 pays continueront de boire de l’eau non assainie et 107 pays ne disposeront toujours pas de toilettes décentes, d’après l’ONG WaterAid.
Un assainissement de base au Ghana ? Pas avant 450 ans
Tim Wainwright, à la tête de l’ONG fondée en 1981, dresse un état des lieux « choquant », car « chaque jour de vie sans être en mesure de boire de l’eau propre, utiliser des toilettes qui ne polluent pas l’environnement ou se laver les mains, veut dire pour ces personnes que leurs droits humains ne sont pas respectés et leur avenir compromis ».
Quelques exemples prédictifs basés sur les données de l’ONU ? L’intégralité de la population du Nicaragua n’aura pas accès à l’eau potable avant 2180, la Namibie pas avant 2246 et les Erythréens devront patienter jusqu’à 2507.
2030 ? Un objectif irréaliste selon WaterAid
Plus près de nous, en Europe, l’ensemble des Roumains seront dépourvus de toilettes décentes pednant encore quelques centaines d’années. Le Vanuatu, dans le sud du Pacifique n’aura pas d’assainissement élémentaire avant 3469, et le Ghana devra attendre 2468.
WaterAid tient encore à alerter sur le fait que l’objectif numéro 6 du plan de développement de l’ONU pour 2030, qui consiste à fournir eau et toilettes à l’échelle globale, ne sera pas atteint d’ici 2030. Pas plus, logiquement, que les autres objectifs concernant la pauvreté ou la santé ne pourront l’être.