Cancer du poumon : les bénéfices de la combinaison d’immunothérapies avec une chimiothérapie sont prouvés

C'est un traitement porteur d'espoir contre le cancer du poumon qui a été mis au point, il permet de réduire de presque 50% le risque de récidive et de mort.

Un nouvel espoir pour les patients atteints de cancer du pancréas
Image d'illustration. Un nouvel espoir pour les patients atteints de cancer du pancréas — ADN

Combattre le cancer du poumon en associant chimiothérapie traditionnelle et cure d’immunothérapie, cela fonctionne explique le professeur spécialisé en oncologie thoracique et chef de service à l’Institut Curie, Nicolas Girard.

Il faut que la tumeur soit bien localisée, opérable et sans métastase

Pour que ce nouveau traitement soit efficace, il faut que la tumeur soit bien localisée, opérable et sans métastase, précise les spécialistes qui combinent une chimiothérapie traditionnelle à une cure d’immunothérapie courte avec 3 injections en deux mois pour booster le système immunitaire du malade avant de passer à l’intervention chirurgicale. Le professeur Nicolas Girard ajoute : « En faisant cela, un quart des patients n’ont plus de cellules cancéreuses dans la tumeur extraite durant l’opération. Ce traitement réduit de 37% le risque de récidive de la maladie« .

Un quart des patients n’ont plus de cellules cancéreuses dans la tumeur extraite

Aucun effet secondaire, peu de complication post-opératoire, les avantages de ce tout nouveau traitement sont légions : « Cela réduit de moitié le risque de rechute ou de mourir du cancer du poumon. Ça change beaucoup de la situation antérieure, où la moitié des patients étaient en rechute, souvent métastatique, avec peu d’espoir« , relève Nicolas Girard. La survie des patients est améliorée, avec une réduction du risque de décès de 43%.

La survie des patients est améliorée

Les premiers résultats ont montré que, pour 24 % des patients ayant reçu cette nouvelle association thérapeutique, on n’observe aucune trace de cellules cancéreuses dans les tissus prélevés lors de l’intervention chirurgicale – contre seulement pour 2 % des patients ayant reçu une chimiothérapie seule, précise l’Institut Curie.

 

Lionel Durel

Spécialiste Santé

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