Canada : le site pornographique Pornhub visé par une enquête sur la protection de la vie privée
Une enquête visant le site pornographique Pornhub est en cours au Canada concernant la protection de la vie privée. La plate-forme hébergerait ainsi des vidéos dont le ou les protagonistes n'auraient pas donné leur accord pour un partage.
Après avoir fait des heureux quand le confinement était encore tout récent dans les têtes, le site pornographique Pornhub était entré dans l’œil du cyclone suite à une enquête du New York Times affirmant que la plate-forme abriterait des vidéos de viols sur mineurs. Le site n’avait pas tardé à réagir en supprimant ainsi les jours suivants plus de la moitié de son catalogue. Une nouvelle problématique liée à Pornhub vient se poser, suite à l’annonce d’une nouvelle enquête ouverte à son encontre au Canada.
Enquête au Canada sur Pornhub : des accords sur des vidéos n’auraient pas été donnés
Lundi, rapporte 20 Minutes, le commissaire à la protection de la vie privée Daniel Therrien a déclaré que des investigations étaient en cours concernant des vidéos hébergées sur Pornhub sans qu’un ou plusieurs protagonistes n’aient donné leur accord pour une telle diffusion. L’annonce de l’enquête, nous dit-on, a été faite devant des parlementaires du Comité permanent de la protection des renseignements personnels et de l’éthique. Ces mêmes parlementaires sont attendus pour présenter un rapport sur la protection de la vie privée et la réputation, les plates-formes concernées incluant Pornhub. La maison-mère du site, MindGeek, est par ailleurs basée à Montréal.
Le site aurait ignoré des demandes de retrait
Plusieurs femmes ont été entendues par le Comité permanent de la protection des renseignements personnels et de l’éthique. Selon elles, Pornhub aurait ignoré leurs requêtes visant à faire retirer de la plate-forme des vidéos dans lesquelles elles apparaissaient. Au mois de mars dernier, les parlementaires canadiens avaient été appelés à soutenir l’ouverture d’une enquête pénale sur MindGeek, et ce par une lettre signée de 104 victimes et de 525 ONG représentant 65 pays.