En bref
- RSA et Aspa suivront l’inflation en 2027
- Apprentissage et jeunesse restent prioritaires
- Les retraites pourraient être moins protégées
Le message est simple, mais il dit aussi où le gouvernement veut faire porter l’effort. Pour le budget 2027, le RSA et l’Aspa, le minimum vieillesse, resteront indexés sur l’inflation. En revanche, les retraites n’ont pas obtenu la même garantie.
Deux minimas sociaux confirmés face à l’inflation
Sur France Info, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a voulu rassurer les bénéficiaires du revenu de solidarité active et de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées. Selon lui, ces deux prestations seront bien revalorisées en fonction de l’inflation dans le cadre du budget 2027.
C’est un point sensible, parce que ces montants concernent des publics très exposés à la hausse des prix. Et, dans le débat budgétaire actuel, ce type d’engagement sert aussi de marqueur politique.
Ce que le ministère veut sanctuariser
Le ministre a aussi détaillé les priorités qu’il dit vouloir préserver. Il a cité l’apprentissage, avec à la fois les aides aux entreprises qui accueillent des apprentis et le financement des organismes de formation.
Autre bloc mis en avant, la jeunesse. Jean-Pierre Farandou a évoqué les contrats d’engagement jeune, destinés à des jeunes en difficulté via les missions locales.
Enfin, les inspecteurs du travail font partie des moyens annoncés comme maintenus. Leur nombre doit rester à quasiment 2.000, afin qu’ils puissent continuer à assurer leurs missions.
Pour les retraites, un discours bien plus prudent
Là, le ton change. Interrogé sur une possible désindexation des pensions, Jean-Pierre Farandou a reconnu un problème économique. Il a expliqué qu’une indexation à 100 % sur l’inflation des retraites, appliquée à 400 milliards, représente une charge qui grimpe très vite.
Le ministre a donc appelé les seniors à participer, selon ses mots, à un effort collectif pour redresser le pays et les comptes de la Sécurité sociale. Bon, l’idée est claire, les prestations minimales sont protégées, mais les pensions restent dans le champ des économies possibles.
Une ligne déjà assumée devant les patrons
Ce n’est pas une sortie isolée. La veille, lors d’un débat organisé dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef, Jean-Pierre Farandou avait déjà expliqué qu’il fallait, selon lui, remettre en question l’indexation systématique des retraites.
Son argument tenait en deux points. D’abord, ce mécanisme coûte très cher. Ensuite, en période d’inflation élevée, il devient encore plus difficile à financer. Le fond du sujet est là, le budget 2027 ne se contente pas de protéger certains postes, il commence aussi à dessiner où passera l’effort demandé demain.