Bourse : au lendemain du premier tour des législatives, le CAC 40 bondit

Illustration. Une place boursière. ADN
Il semble que l'idée d'une Assemblée nationale sans majorité absolue gagne en popularité, pour le grand soulagement des investisseurs.
Tl;dr
- Lundi 1er juillet, la Bourse de Paris a ouvert en hausse.
- Le RN arrive en tête du premier tour des législatives, sans majorité absolue.
- La réforme controversée de l’assurance chômage est mise en pause.
- Transport spécial du marché sur le taux d’intérêt de l’emprunt de la France.
Optimisme sur le parquet après les législatives
Ce lundi 1er juillet, lors de l’ouverture de la semaine boursière, la Bourse de Paris a exprimé un optimisme hors pair. Après une performance mensuelle décevante en juin, le CAC 40 a commencé le mois de juillet avec un bond de 2,59%.
Les raisons d’une hausse
Selon Alexandre Baradez, chef analyste chez IG France, cette hausse s’explique par les résultats du premier tour des élections législatives. « Le marché a obtenu ce qu’il attendait des sondages », a-t-il confié à l’AFP. L’absence de majorité des suffrages par le Rassemblement National (RN), qui était anticipée, a sans doute contribué à ce résultat.
Des points de retournement certains
L’espoir se dessine alors que des tractations ont commencé sur la question des désistements. Ce dernier pourrait empêcher une victoire absolue du RN, et adoucir certains programmes, comme l’a indiqué Alexandre Baradez.
À cet égard, il a mentionné les propos du Premier ministre, Gabriel Attal, qui a décidé de suspendre la réforme controversial de l’assurance chômage, fortement critiquée par l’extrême droite et par l’alliance de gauche.
Répercussions sur le marché obligataire
Enfin, l’influence de l’élection sur le marché obligataire n’est pas à négliger. Le « spread », terme employé pour désigner l’écart entre les taux d’intérêt d’emprunt à dix ans de la France et de l’Allemagne, a été le plus important depuis 2012 la semaine précédente.
Cet indicateur pourrait bien être le reflet de la confiance des investisseurs envers l’économie française suite à ces élections.