En bref
- Toni Schneider devient officiellement le CEO de Bluesky.
- L’ancien patron d’Automattic prend en charge la croissance du réseau social.
- Jay Graber reste chez Bluesky comme Chief Innovation Officer.
Chez Bluesky, le prochain chantier est déjà sur la table. La plateforme veut ajouter des espaces plus petits et des communautés plus privées dans son univers Atmosphere, avec l’idée de pousser une nouvelle phase de croissance. Et ce n’est pas un détail, parce que ce virage arrive en même temps qu’un changement désormais acté à la tête du réseau.
Des communautés plus ciblées dans le viseur
Toni Schneider explique que Bluesky n’en est qu’au début de son histoire. Pour la suite, il met en avant l’arrivée de lieux plus resserrés, pensés pour des échanges moins ouverts et plus thématiques.
En juin 2026, Bluesky avait déjà annoncé l’arrivée cette année de communautés inspirées de Reddit. Le principe est simple, des groupes créés autour d’intérêts ou de sujets précis. Pour une plateforme qui s’est surtout construite autour du fil public, c’est une évolution assez logique.
Toni Schneider passe de l’intérim au poste définitif
L’info du jour, c’est quand même celle-là. Après avoir pris les commandes à titre provisoire en mars, Toni Schneider devient officiellement le CEO de Bluesky.
Avant ça, il connaissait déjà bien la maison. Il était à la fois conseiller et investisseur dans l’entreprise. Il a aussi un profil connu dans la tech, puisqu’il a été le dirigeant fondateur d’Automattic, la maison mère de WordPress.
Dans son message, il dit avoir accepté ce poste parce qu’il croit à la mission de Bluesky, développer et pousser l’adoption à grande échelle de technologies destinées à une conversation publique ouverte et décentralisée. Il ajoute que participer à ce mouvement du web social ouvert est un privilège.
Pourquoi Jay Graber a laissé la main ?
Si Jay Graber a quitté le poste de CEO en mars, ce n’est pas un départ complet. Elle dirigeait Bluesky depuis 2021 et reste dans l’entreprise comme Chief Innovation Officer.
Au moment de son retrait, elle expliquait que la société avait besoin d’un profil expérimenté, davantage concentré sur la montée en puissance et l’exécution, pendant qu’elle reviendrait à ce qu’elle fait le mieux, créer de nouvelles choses. Elle présentait d’ailleurs Toni Schneider comme ce dirigeant rompu à l’exercice.
Un cap plus industriel pour une plateforme encore jeune
Le message est assez clair. Bluesky entre dans une phase plus structurée, avec un chef désormais confirmé et une feuille de route produit déjà posée.
D’un côté, Jay Graber reste branchée sur l’innovation. De l’autre, Toni Schneider prend la main sur l’exécution et la croissance. Pour un réseau social qui cherche encore sa taille critique, ce duo peut peser. La suite se jouera maintenant sur un point très concret, transformer ses promesses de communautés en usage réel.