Bachar al-Assad tombe en Syrie : 50 ans de cauchemar prennent fin à Damas, et ensuite ?

Ce lundi 9 décembre, une foule syrienne joyeuse se rassemble au centre de Damas pour fêter la chute de Bachar al-Assad, suite à la fin du couvre-feu nocturne. Quelles seront les implications de cet évènement majeur ?

Alep syrie
Image d'illustration. Une rue en Syrie. — ADN

Tl;dr

  • Célébrations en Syrie suite à la chute de Bachar al-Assad.
  • Le président s’est enfui à Moscou après une offensive islamiste.
  • Levée du couvre-feu à Damas, la population exprime sa joie.

Une nouvelle ère pour la Syrie

Les rues du centre de Damas ont été envahies par une foule en liesse ce lundi 9 décembre, marquant un tournant historique dans l’histoire de la Syrie. Ces festivités font suite à la chute de Bachar al-Assad, qui a régné sans partage pendant près d’un demi-siècle. Une liberté retrouvée, symbolisée par la levée du couvre-feu nocturne.

Un président en fuite, un peuple en jubilation

Le président déchu, Bachar al-Assad, a trouvé refuge à Moscou, chassé de son propre pays par une offensive spectaculaire des rebelles islamistes. Pendant ce temps, les Syriens continuent à exprimer leur joie, en convergeant notamment vers la place des Omeyyades, épicentre des célébrations.

Un grand nombre de combattants rebelles se sont rassemblés sur cette place emblématique, rejoints par des civils venus célébrer en voiture la fin de l’ère Assad. Un journaliste de l’AFP a pu assister à ces scènes d’effervescence.

« On renaît »

« C’est indescriptible, on ne pensait pas que ce cauchemar allait se terminer, on renaît », s’enthousiasme Rim Ramadan, 49 ans, employée du ministère des Finances. Elle exprime ainsi le sentiment de libération ressenti par de nombreux Syriens.

Cela faisait 55 ans qu’on avait peur de parler, même à la maison, on se disait que les murs avaient des oreilles. On a l’impression de vivre un rêve.

Rim Ramadan

Depuis la place des Omeyyades, où la foule célébrait, on pouvait apercevoir de la fumée provenant des bâtiments de sécurité incendiés la veille.

Le jour d’après

Plus tôt, à l’aube, la ville était quasi déserte. Le couvre-feu, imposé jusqu’à 05h, venait tout juste d’être levé, raconte un autre journaliste de l’AFP. Un silence avant la tempête de joie qui allait déferler sur Damas.

Benjamin

Spécialiste International

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