Aulnay-sous-Bois : l’arrivée du supermarché de hard-discount Atacadão (filiale de Carrefour) pas forcément très attendue

Franchise brésilienne du groupe Carrefour, Atacadão, doit s'implanter à Aulnay-sous-Bois (93) ès 2024 mais il ne fait pas totalement l'unanimité.

Peu de références, vendues en gros, à des prix 10 % moins élevés que dans un hypermarché classique

Mehdi Chtioui, collaborateur parlementaire de la députée Nadège Abomangoli (LFI) d’Aulnay-sous-Bois, à lancé une pétition contre l’implantation d’un supermarché Atacadão (une franchise brésilienne discount du groupe Carrefour) afin que ce supermarché voit pas le jour.

Une partie des habitants s’oppose à cette implantation

Prévu pour sa première implantation à Sevran, la ville s’est opposée à ce projet ; l’ouverture de ce « cash and carry » devait se faire à la place de l’hypermarché Carrefour du centre commercial Beau Sevran (seul hypermarché traditionnel de la ville). A l’AFP, Stéphane Blanchet, maire DVG expliquait : « Nous sommes contre une société à 2 vitesses, avec des modes de consommation pour les riches d’un côté et pour les pauvres de l’autre. Je ne suis pas d’accord pour que Carrefour envisage d’abandonner le terrain pour laisser la place à des entrepôts, car finalement on n’aurait pas le droit de consommer comme n’importe quelle autre ville« .

Des modes de consommation pour les riches d’un côté et pour les pauvres de l’autre ?

Si Atacadão a du reculer à Sevran, ce ne sera pas simple également à d’Aulnay-sous-Bois. Mehdi Chtioui sur BFM Paris Île-de-France : « Il y a plusieurs problématiques vis-à-vis des clients et des consommateurs mais également des employés » lance-t-il.

Les magasins ne vendent pas de produits au détail mais seulement en demi-gros

Pour les opposants, le modèle économique d’Atacadão est un problème puisque les magasins ne vendent pas de produits au détail mais seulement en demi-gros (même si l’enseigne indique qu’elle va s’adapter au marché français).

Des produits sont ‘très bas de gamme’ (un élu)

Enfin, autre problème : la qualité des produits vendus. Mehdi Chtioui rappelle que la majorité des produits sont ‘très bas de gamme’ et qu »il y a un manque de diversité’, (11.000 références contre 60.000 au Carrefour déjà implanté).

 

Lionel Durel

Spécialiste Économie

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