En bref
- Ces fleurs nourrissent tardivement les pollinisateurs
- Elles attirent aussi des araignées prédatrices
- Leur intérêt global reste supérieur au risque
Quand l’été baisse, les ressources manquent pour les pollinisateurs. C’est là que la verge d’or et les asters gardent un vrai intérêt dans un jardin, même s’ils attirent aussi un prédateur discret capable de capturer des abeilles directement sur les fleurs.
Des fleurs encore utiles quand la saison avance
La verge d’or fleurit durant l’été et jusqu’à l’automne, certaines espèces tenant même jusqu’en octobre. Les asters, eux, commencent souvent à se montrer vers août avant de décliner à leur tour en octobre.
Ce calendrier compte. Beaucoup de plantes utiles aux pollinisateurs ne sont alors plus disponibles, alors que ces insectes restent actifs plus tard dans la saison. Dans ce creux, ces floraisons prolongées apportent à la fois de la nourriture et, accessoirement, un peu de couleur au jardin.
Une araignée minuscule, mais redoutable
Le risque évoqué vient d’une araignée-crabe des fleurs, spécialiste de l’embuscade. Petite, mais efficace.
Cette araignée, dite araignée-crabe de la verge d’or, peut passer du blanc au jaune grâce à la production de pigments. Une fois assortie à la fleur, elle attend. Et quand un insecte pollinisateur s’approche à portée, elle attaque. Les abeilles font partie de ses proies principales.
La source rappelle d’ailleurs que ce problème ne se limite pas à ces deux plantes. D’autres fleurs peuvent attirer d’autres araignées, et certains oiseaux omnivores se nourrissent aussi volontiers d’insectes pollinisateurs autant que de graines.
Pourquoi l’intérêt l’emporte malgré ce risque
Planter ces espèces reste pourtant pertinent. D’abord parce qu’elles rendent service à pas mal de monde dans le jardin. On y trouve de la nourriture ou un abri pour des papillons, des guêpes, des mites et divers arachnides, y compris des prédateurs.
Ensuite, certaines espèces en dépendent davantage. La verge d’or profite en particulier à onze espèces indigènes d’abeilles spécialistes de cette plante. Pour un jardin plus tourné vers les espèces locales, c’est loin d’être anecdotique.
Bref, le tableau est simple. Oui, ces fleurs peuvent devenir un piège pour quelques pollinisateurs. Mais elles restent une ressource tardive importante, quand d’autres ont disparu, et leur apport global pour la biodiversité du jardin pèse plus lourd que ce risque.