Après les émeutes, une compensation financière pour certains buralistes
D'un montant de 10 000 euros, l'aide exceptionnelle de l'Etat concerne quelque 545 bureaux de tabac.
Il y a un mois, éclataient des violences urbaines consécutives à la mort du jeune Nahel, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre.
Les émeutes ont été à l’origine de dégâts dont le montant est estimé pour les buralistes à 20 millions d’euros, et l’Etat a annoncé une aide financière visant à soutenir près de 550 buralistes.
Buralistes : Une aide soumise à conditions
Le décret publié ce jour au Journal Officiel (JO) précise qu’en vue de bénéficier de cette compensation exceptionnelle, les buralistes doivent justifié avoir « subi des dégradations, destructions, vols, à l’occasion des émeutes urbaines, ayant entraîné une fermeture d’au moins trois jours consécutifs », pendant les violences « survenues entre le 27 juin et le 5 juillet 2023 ».
Le montant de l’enveloppe est d’un peu plus de 2 millions d’euros.
« Accompagner la sécurisation des commerces »
C’est à Talence (Gironde) que le ministre délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave a esquissé cette aide. Avec le président de la Confédération des buralistes à ses côtés, Philippe Coy, il a ainsi déclaré :
C’est très important de ne pas les laisser tomber. C’est un commerce de proximité, ça fait partie de la vie de nos villes et du lien social. C’est important d’être à leurs côtés et de leur permettre de redémarrer dans les meilleures conditions possibles.
Et le ministre de préciser que le dispositif permettra « d’accompagner la sécurisation des commerces », dans le cadre du protocole d’accord 2023-2027 sur l’accompagnement du réseau des buralistes.
« Nous avons été largement impactés »
Philippe Coy a tenu à indiquer :
L’annonce de ce dispositif de soutien est importante car nous avons été largement impactés par ces nuits d’émeutes.
Et, rappelant l’intérêt du protocole d’accord 2023-2027 pour la filière :
Il y a une nécessité pour nos établissements d’être dans une évolution commerciale. Cela peut passer par du retrait d’argent, des relais colis, un guichet SNCF ou de la petite alimentation par exemple.
L’aide peut être demandée jusqu’au 15 septembre prochain, auprès de la direction des Douanes ou via la Confédération nationale des buralistes si le débit concerné y est adhérent.