La compagnie low-cost espagnole domine le ciel français avec trois lignes domestiques supplémentaires.
Ainsi, Air France n’est plus souveraine dans son propre ciel. Avec 61 lignes domestiques contre 58 le symbole français, l’Espagnole à bas coûts Volotea est donc désormais première.
La compagnie a beau être loin de figurer parmi les noms les plus connus, elle commercialise donc un grand nombre de lignes, et pour certaines liaisons – citons Paris-Tarbes, elle est la seule présente.
Volotea, arrivée en 2012
Le but de la compagnie est de « relier les grandes villes oubliées par Air France, et négligées en faveur des trains ». Au Parisien, celui en est à sa tête, Carlos Muñoz, a indiqué que l’Hexagone représente désormais 60% de son activité. Loin devant le marché espagnol, même.
En misant sur les lignes entre régions, la compagnie dispose de huit bases en France : Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse, Marseille, Lyon, Lille, et Lourdes.
« Ils sont ultra-sélectifs »
Il faut dire que la compagnie ne manque pas d’arguments face au train, dans certains cas : il faut compter 1h20 de trajet pour un Nantes-Montpellier (contre 7 heures en train), ou 1h35 pour un Bordeaux-Strasbourg contre cinq heures en train.
Xavier Tytelman, consultant aéronautique et défense, explique à franceinfo :
Ils ont réussi à se trouver un créneau sur lequel ils sont ultra-sélectifs. C’est pour cela qu’ils sont passés premier en nombre de lignes ouvertes, mais pas forcément en termes de trafic.
Des prix attractifs
En exploitant des appareils Airbus A319 et A320, il est possible de rentabiliser des vols avec un taux de remplissage de 90% au minimum. Avec pour le consommateur, des prix bas avec une moyenne de 40 euros par billet et des options telles que le bagage en soute ou encore le choix du siège pour 28 euros en sus.
À terme, Volotea entend s’implanter en Corse, si elle remporte l’appel d’offres pour la prochaine délégation de service public aérien d’une durée de quatre ans vers Ajaccio et Bastia, depuis Orly et Marseille.