Hérault : mise en examen d’une famille qui roulait en Ferrari et BMW sans déclarer de revenus
Mercredi dans l'Hérault, une famille a été appréhendée puis mise en examen pour travail illégal, fraudes sociales et blanchiment. Ses membres roulaient en voiture de luxe alors qu'ils ne déclaraient aucun revenu.
En juillet 2018, l’administration des impôts avait donné l’alerté et motivé l’ouverture d’une enquête après avoir relevé qu’une famille de Gigean, dans l’Hérault, menait un train de vie en apparent décalage avec ses revenus déclarés.
La mère, âgée de 37 ans, roulait dans une BMW d’une valeur de 90.000 euros, rapportent nos confrères de France Bleu Hérault. Le père, couvreur de 41 ans, était auto-entrepreneur tout comme son fils de 20 ans. Si ce statut ne permet pas de percevoir plus de 30 000 ans par an, l’enquête a révélé, sur la base des mouvements bancaires de cette famille, un chiffre d’affaires d’un million d’euros entre 2015 et mars 2019.
« Une déclaration fiscale de zéro euro » mais des voitures de luxe à la maison
Le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret indique que « c’était une entreprise familiale avec une déclaration fiscale de zéro euro mais le train de vie était très important ». En se rendant au domicile de cette famille, les enquêteurs ont procédé à des saisies pour le moins conséquentes : « une Ferrari de 110.000 euros et d’autres véhicules de luxe, des montres Rolex, des téléviseurs, de la maroquinerie de luxe et un bateau à gros moteur, le tout à hauteur de 270.000 euros. »
Le couple percevait des allocations familiales
En outre, le couple touchait des allocations familiales sous conditions de revenus (APL et RSA), ce qui représente 36.000 euros par an pour le père et 13.000 pour la mère. Mercredi, cette famille a été appréhendée par le GIR, le groupe d’intervention régional spécialisé dans la lutte contre l’économie souterraine.
Le couple et son fils ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour travail illégal, fraudes sociales et blanchiment. Si leur responsabilité dans ces faits est avérée, ils pourraient être condamné à un maximum de 5 ans de prison.