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Le cancer colorectal n’est pas assez dépisté

Santé > Cancer
Par Jérôme Nelra,  publié le 19 mars 2019 à 11h05.

Santé publique France déplore un état insuffisant du dépistage de cette maladie alors que le test est simple et efficace.

« Mars Bleu », la prédiode de prévention contre le cancer colorectal, c’est en ce moment. A cette occasion, Santé publique France tire à nouveau la sonnette d’alarme sur un dépistage encore insuffisant de cette maladie.

Chaque année, 43.000 nouveaux cas et 17.000 décès sont dénombrés en France. Ce cancer est l’un des plus fréquents et meurtriers, tous sexes confondus.

Un dépistage simple tous les deux ans

Et pourtant. Un dépistage simple et performant de recherche de sang dans les selles existe bel et bien. Mais le test, à effectuer tous les deux ans n’est pas suffisamment utilisé. Santé publique France regrette : « les dernières données pour la période 2017-2018 montrent que seuls 32,1% des hommes et des femmes de 50 à 74 ans à qui s’adresse ce dépistage y participent ».

Non invasif, il consiste à prélever un échantillon de selles et de le faire parvenir via un kit, à un laboratoire d’analyses médicales qui décelera ou non la présence de sang.

Si le résultat est positif, le patient devra alors subir une coloscopie pour déterminer la cause de ce saignement. Sur la période 2017-2018, le test de dépistage s’est avéré positif chez 4% des personnes dépistées. Dans environ trois cas sur 10,  la coloscopie a ensuite révélé un polype précancéreux et dans un cas sur 10 un cancer.

Le Récap
  • Un dépistage simple tous les deux ans
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