Consommer quotidiennement un soda light pourrait accroître le risque d’AVC chez les femmes après la ménopause

Image d'illustration. Internet aranqueADN
La consommation quotidienne de boissons light serait associée à une hausse du risque d'accident vasculaire cérébral chez les femmes après la ménopause, selon des études récentes alertant sur l’impact potentiel de ces sodas sur la santé cardiovasculaire.
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Les sodas light, même sans sucre, ne sont pas toujours bons pour la santé. Une grande étude montre que les femmes ménopausées qui en boivent au moins un par jour ont plus de risques de faire un AVC ou d’avoir des problèmes de cœur.
Boire deux sodas light chaque jour augmente encore davantage ce risque. En plus, ces boissons peuvent aussi déranger nos intestins à cause des édulcorants qu’elles contiennent.
Des chiffres préoccupants sur la consommation de soda light
Le débat autour des sodas light revient sur le devant de la scène avec la publication d’une vaste étude américaine dans la revue Stroke. Cette fois-ci, l’accent est mis sur une population bien spécifique : les femmes ménopausées âgées de 50 à 79 ans. Selon les données recueillies auprès de plus de 81 000 participantes suivies durant près de douze ans, une consommation quotidienne – voire biquotidienne – de ces boissons sans sucre serait loin d’être anodine.
Un lien entre sodas light et risques cardiovasculaires
Les résultats interpellent : par rapport aux femmes qui en boivent peu ou jamais, celles qui consomment au moins un soda light par jour affichent un risque d’AVC augmenté de 23 %, et une probabilité accrue de 29 % concernant les maladies coronariennes. L’étude n’oublie pas non plus un chiffre tout aussi marquant : le risque de mort prématurée grimpe quant à lui de 16 % chez les adeptes régulières.
À noter, la grande majorité des femmes interrogées – soit plus de 64 % – déclaraient consommer moins d’un soda light par semaine, voire aucun. À l’inverse, seules 5 % buvaient deux canettes ou plus chaque jour. C’est pourtant dans cette dernière catégorie que les chercheurs ont observé les effets négatifs les plus manifestes.
L’éclairage du microbiote intestinal
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un autre volet inquiétant se dessine du côté du microbiote intestinal. En effet, une recherche israélo-singapourienne récente a révélé que certains édulcorants artificiels, couramment présents dans ces sodas, pourraient perturber la flore intestinale. De quoi questionner encore davantage le rôle réel des aliments ultra-transformés dans notre équilibre digestif.
Une interrogation relayée notamment par Jan Tytgat, toxicologue à l’Université catholique de Louvain, qui s’interrogeait sur la complexité du système intestinal humain : « La question est de savoir dans quelle mesure ce modèle cité est pertinent par rapport aux situations réelles. Les bactéries de notre système intestinal ne sont pas toutes présentes séparément. Et qu’en est-il de l’influence des autres aliments et de leur acidité ? ». Autrement dit, il reste bien des zones d’ombre autour des interactions entre édulcorants et santé humaine.
Synthèse et perspectives prudentes
Pour mieux visualiser les points-clés à retenir :
- L’accroissement du risque cardiovasculaire chez certaines consommatrices.
- L’impact potentiel sur le microbiote intestinal.
- L’importance d’études complémentaires pour cerner tous les enjeux.
Si l’on savait déjà qu’une alimentation variée était recommandée, ces travaux relancent la discussion sur les effets secondaires possibles des produits sans sucre mais ultra-transformés — un sujet que la recherche médicale n’a probablement pas fini d’explorer.