Seine-Saint-Denis : écrouée après avoir payé un tueur à gages pour assassiner son mari
Une femme d'une trentaine d'années a été écrouée après avoir sollicité les services d'un tueur à gages pour assassiner son mari qu'elle jugeait violent. La victime est aujourd'hui en vie mais paralysée.
Les faits remontent au 26 août de cette année et se sont déroulés dans la commune de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il est aux environs de 21h30 quand la police reçoit l’appel d’une femme disant que son ex-compagnon, avec qui elle se promenait avec leur fils dans la forêt de Bondy, vient d’être blessé par balle.
Toujours selon les dires de cette femme âgée d’une trentaine d’années, l’auteur serait un homme en vélo ayant ensuite pris la fuite. La victime de 37 ans a été admise dans un état critique et si elle a échappé à la mort, elle est cependant restée paralysée, rapporte Paris Match.
Elle avoue avoir commandité l’assassinat de son mari qu’elle jugeait violent
L’ex-compagne de la victime est entendue par les enquêteurs, qui finissent par ne pas croire à la véracité de son témoignage. La femme révèle alors avoir commandité l’assassinat de son ancien compagnon, qu’elle décrit comme quelqu’un de violent et qu’elle craignait après avoir ainsi déjà subi un tel comportement de sa part.
Cette trentenaire, indique une source proche du dossier, ne savait plus quoi faire pour sortir de l’emprise de cet homme. La source ajoute que « c’est une victime de violences conjugales qui a choisi le mauvais moyen pour s’en sortir : se faire justice au lieu de faire appel à la justice ». Une femme décrite comme « parfaitement insérée, issue d’une famille équilibrée ».
Le père de la femme aurait aidé à payer le tueur à gages
Cette mère de famille a finalement été écrouée, de même que trois hommes mis en examen par un juge d’instruction de Bobigny pour tentative d’assassinat en bande organisée. Des hommes étant le tireur présumé ainsi que deux complices. Parmi eux, le père de la femme qui aurait aidé à payer le tueur à gages à hauteur de 10.000 euros.
Une mise en examen a également été décidée pour une quatrième personne qui aurait mis en relation la femme avec le tueur à gages. Elle a depuis retrouvé la liberté mais reste sous contrôle judiciaire.