Seine-Saint-Denis : la police met fin au tournage d’un clip sauvage de Booba et Lacrim
Dimanche soir en Seine-Saint-Denis, alors qu'ils y étaient venus pour tourner, sans prévenir, le clip de leur duo "Oh bah oui", les rappeurs Booba et Lacrim ont été invités par la police à mettre un terme à leur soudaine démarche.
« On préférerait les voir se produire au Cap [NDLR : salle de spectacles de la ville] que tourner un clip sans prévenir ! » Ce sont les propos d’un habitant d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en réaction à la venue surprise des rappeurs Booba et Lacrim au quartier des Étangs dimanche soir.
Les deux artistes avaient ainsi vraisemblablement décidé de tourner à cet endroit le clip vidéo de leur titre en duo « Oh bah oui ». Un morceau présent sur le dernier album en date de Lacrim, Force et Honneur. Le problème de cette démarche, comme évoqué plus haut, est que ni les riverains, ni les autorités locales ne semblaient en avoir été prévenues.
Clip sauvage de Lacrim et Booba : un attroupement de 150 personnes
La présence des deux rappeurs a en tout cas formé un attroupement de quelque 150 personnes, plusieurs d’entre elles étant même allées jusqu’à monter sur le toit d’un petit centre commercial pour possiblement avoir une meilleure vue du tournage. Une zone, rapportent nos confrères du Parisien, d’où sont partis plusieurs tirs de fumigènes.
Jusqu’au moment où les policiers de la Bac départementale sont arrivés sur place. Une source policière a indiqué que ces forces de l’ordre ont alors reçu des projectiles. Des grenades lacrymogènes, nous dit-on, auraient ensuite été lancées pour disperser la foule, et le tournage du clip d’avoir pris fin.
Un précédent avec le rappeur Sofiane
Si l’on se permet d’imaginer que, du point de vue des rappeurs, ce n’est là que partie remise, rappelons qu’au mois d’avril, un incident similaire avait été observé avec le rappeur Sofiane et là aussi à Aulnay-sous-Bois. L’artiste, qui souhaitait tourner un clip au moins partiellement dans la cité de la Rose-des-Vents, avait pu aller jusqu’au terme du tournage avant d’être rattrapé par les autorités faute d’autorisations délivrées. Le rappeur avait ainsi bloqué la circulation sur l’Autoroute A3 le temps de mettre en boîte une séquence.