Haute-Loire : refusée de stage parce que ne pratiquant pas le libertinage
Le gérant d'une entreprise vient notamment d'être condamné par un tribunal correctionnel de Haute-Loire à un mois de prison avec sursis, et ce pour avoir refusé un stage à une jeune femme sous prétexte que cette dernière ne pratiquait pas le libertinage.
Elle espérait pouvoir, au travers d’un stage, acquérir moult connaissances sur le métier d’éleveur canin. Une jeune femme vivant en Haute-Loire s’était ainsi rapprochée d’un « tuteur » de stage, quant à lui âgé d’une quarantaine d’années, censé lui permettre d’accéder à cette expérience.
Tout ne s’est cependant pas passé comme prévu, et il convient de préciser que cette passionnée d’animaux a déchanté avant même d’avoir pu faire ses preuves dans le cadre de ce stage. Le site 20minutes.fr rapporte en effet que c’est en communiquant sa non-adhésion à une pratique sexuelle que la jeune femme a compris qu’il lui faudrait changer d’interlocuteur pour s’informer plus encore sur le métier d’éleveur canin.
Pas de stage car non libertine ? Le « tuteur » nie
Quand la jeune femme a fait savoir à l’homme qu’elle n’était pas une adepte du libertinage, le gérant d’entreprise est ainsi apparu particulièrement désappointé, laissant à penser qu’il était, au contraire, assez féru de cette liberté sexuelle. Pour la future ex-stagiaire, c’est bien ce point qui a motivé le refus de stage. Et d’avoir donc décidé de saisir la justice pour obtenir gain de cause.
Pour l’accusé, ce n’est nullement pour ce motif que la jeune femme a été refusée de stage mais plutôt pour un manque d’expérience.
Un mois avec sursis et des dommages et intérêts
L’homme aurait ainsi estimé que cette demandeuse de stage ne disposait pas des capacités physiques requises pour exercer l’activité d’éleveur canin. À ses yeux, elle n’affichait de même pas les épaules nécessaires pour s’occuper de chiens et plus spécifiquement de malinois et de rottweilers.
Au final, le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay a donné raison à la plaignante en condamnant le gérant à une peine d’un mois de prison avec sursis. L’homme devra également s’acquitter d’un versement de dommages et intérêts auprès de la jeune femme.