Pau : 20 ans de prison pour le meurtre d’une septuagénaire
Un ancien maçon de 41 ans vient d'être condamné à Pau à 20 ans d'emprisonnement pour le meurtre d'une septuagénaire commis en 2001.
Daniel T., ancien maçon, a été condamné la nuit dernière par la Cour d’assises de Pau à 20 ans de prison pour le meurtre d’une septuagénaire commis il y a quatorze ans. Le corps sans vie de Marguerite L., 78 ans, avait été découvert à son domicile d’Eysus (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2001.
Son visage portait des traces attestant de plusieurs coups portés, et deux plaies d’égorgement à l’arme blanche avaient également été constatées. Et nos confrères du Figaro d’ajouter que l’ensemble des biens de valeur de la vieille dame manquait à l’appel. Les circonstances précises du décès n’avaient cependant pas été établies, l’enquête ayant ainsi pris fin une première fois en septembre 2005 avec la proclamation d’une ordonnance de non-lieu.
Meurtre d’une sexagénaire à Eysus : un ancien maçon jugé à Pau
Les investigations auront repris en mars 2013, après que Karine B., l’ex-épouse de Daniel T., se soit rendue à la gendarmerie de Lacanau (Gironde) pour y dénoncer son ancien compagnon. L’homme reconnaîtra les faits durant sa garde à vue, en avouant avoir cambriolé le domicile de la septuagénaire avant de la tuer sous l’effet de la panique. Selon ses dires, son ex-femme « se trouvait avec lui au moment des faits, […] était restée dans la voiture, mais l’avait aidé à faire disparaître les indices ».
20 ans de prison pour l’homme, 17 pour son ex-compagne
Cet ancien maçon sera mis en examen pour « meurtre précédé, accompagné ou suivi, d’un autre crime », et sa femme, une coiffeuse de 39 ans, pour « complicité de vol avec arme » et « tentative d’extorsion » à l’égard de son ex-époux. Dans la nuit de lundi à mardi, la justice a rendu son verdict dans cette affaire. Daniel T. a été condamné à 20 an de réclusion criminelle et son ex-compagne à 17 ans d’emprisonnement. Me Dutin, avocat de l’accusée, a regretté que pendant les trois jours de discussions, l’intérêt de la Cour d’assises se soit concentré sur sa cliente : « Nous nous posons la question de savoir si nous formons appel. »