Fabius : l’avenir de la Syrie ne peut pas se faire avec Assad
Alors que la France a débuté ses frappes aériennes en Syrie, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius estime que l'avenir de Damas ne peut passer par Bachar el-Assad.
Samedi, alors qu’il se trouvait à New-York (États-Unis) en face de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est voulu clair sur la question de l’avenir de la Syrie : son actuel dirigeant Bachar el-Assad ne peut s’y inscrire en raison de sa responsabilité dans la situation actuelle de son pays.
« Il est le premier responsable du chaos actuel. Si on dit aux Syriens que l’avenir passe par Assad, c’est s’exposer à un échec. » Et alors que les premières frappes françaises contre l’État islamique (EI) en Syrie viennent d’être enclenchées, le ministre des Affaires étrangères appelle à ce que les Européens se réunissent sous la bannière d’un front uni, et valident ainsi une intention commune sur les actions à prendre concernant Bachar el-Assad.
Syrie : Assad « est le premier responsable du chaos actuel » pour Fabius
Une opposition marquée au dictateur syrien qui n’inclut toutefois pas la Russie, alliée du régime de Damas et qui y a d’ailleurs récemment renforcé sa présence militaire. À ce sujet, et comme le rapportent nos confrères du Figaro, Laurent Fabius a fait savoir que les intentions de Moscou ne lui apparaissent pas totalement limpides à l’heure actuelle et qu’il nourrit donc l’espoir que Vladimir Poutine lui précise prochainement sa pensée sur la question.
Proche-Orient : un processus de paix pour prendre l’avantage sur l’État islamique
Quant à la problématique du Proche-Orient, M. Fabius a signifié l’implication attendue de la France dans un processus de paix. L’un des buts affichés par le ministre dans cette manœuvre est d’empêcher l’EI de récupérer la cause palestinienne : « Si on attendait sans rien faire, ce serait prendre le risque de laisser Daech [ndlr : l’État islamique ou EI] se saisir de la cause palestinienne. La France ne baissera pas les bras. Il y a un double risque d’enlisement et d’embrasement. »