EELV au gouvernement : des rangs toujours pas unis ?
À l'aube d'une éventuelle entrée au gouvernement, EELV semble déchiré dans ses rangs entre les membres approuvant cette participation et les opposants à ce retour.
À regarder les sorties de chacun ces dernières semaines, voire ces derniers mois, on pourrait croire que le terme « union » ne sied pas au mieux à la formation d’EELV. Emmanuelle Cosse, secrétaire générale du parti, tente pourtant d’éteindre les multiples débuts d’incendie survenant à droite à et gauche en déplorant un manque d’unité au sein des Verts.
Elle a cependant bien du mal à faire passer son message, se désolant que « l’écologie se [meure] de ces chamailleries, de ces divisions », en ajoutant, en direction des principaux intéressés, que « l’invective, le dénigrement, les délices empoisonnés de la petite phrase calibrée comme une bombe à retardement sont des dangers mortels pour [leur] formation ».
Écologistes : le « dénigrement » de mise chez les anti-gouvernement
Nos confrères de L’Obs avec AFP rappellent ainsi le gazouillis émis par l’ex-ministre du Logement Cécile Duflot à l’ouverture d’un colloque de parlementaires, lesquels étaient positifs à un retour des Verts au gouvernement : « le premier narcisse a fleuri… au milieu des primevères et des violettes… c’est une jolie journée qui commence ». Et François de Rugy, participant de ce colloque, de répondre le jour d’après sur le réseau social : « À Nantes les jonquilles (lointaines cousines des narcisses) sont déjà fanées… Mais il y a bien d’autres fleurs ».
Tensions et médisances chez EELV ?
Autre point de tension parmi d’autres, les accusations de Marie Bové, membre du bureau exécutif d’EELV, portant sur la présumée formation d’un « clan » et de supposés sentiments de « rancœur » et de « revanche » ayant conduit, selon elle, à son éviction de la liste des élections régionales en Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin. David Cormand, secrétaire national adjoint du parti, répondra d’ailleurs à cette lettre ouverture en s’étonnant que la fille de José Bové soit encore chez les Verts « si elle pense vraiment tout ce qu’elle dit ».