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The Boys : une conclusion fidèle à la vision d’Eric Kripke

Divertissement > Séries TV > Amazon > Prime Video
Par Jordan Servan,  publié le 12 juin 2026 à 17h00.
Divertissement
The Boys

Image d'illustration. The BoysAmazon / PR-ADN

La fin de The Boys a crispé une partie des fans. Eric Kripke assume, chiffres à l’appui, pendant que le débat vise surtout Homelander et le rythme.

En bref

  • Le créateur de The Boys estime que le bad buzz autour de la fin de la série est très minoritaire et assume pleinement ses choix narratifs malgré les critiques.
  • Une partie des fans conteste surtout la conclusion de Homelander, jugée en décalage avec l’aura du personnage, même si la série le dépeint depuis toujours comme un tyran.
  • Les critiques les plus solides concernent surtout le rythme de la saison 5 et une fin jugée plus édulcorée que celle du comic original de Garth Ennis.

Le plus frappant, dans la polémique autour de The Boys, c’est l’écart entre le vacarme en ligne et les chiffres. La série a bouclé sa cinquième et dernière saison en mai 2026, avec un final qui affiche la plus mauvaise note IMDb du show. Mais pour Eric Kripke, ce bruit reste minuscule face à une audience qui dépasse largement les 60 millions de spectateurs sur Amazon Prime Video.

Un bad buzz visible, mais loin d’être majoritaire

Interrogé par TVLine, le créateur de The Boys a expliqué que cette colère ne représentait qu’une part infime du public, malgré son omniprésence sur les réseaux. Et il n’a pas reculé sur le fond. Eric Kripke a dit, en substance, que chacun avait droit à son avis, qu’il regrettait de décevoir certains fans, mais que c’était bien l’histoire qu’il voulait raconter.

Ce n’est pas la première fois qu’il affichait cette inquiétude. Avant même la diffusion de la saison 5, il confiait à The Hollywood Reporter sa crainte de voir le public reconsidérer toute la série à cause du dernier épisode. La crainte était réelle. La marche arrière, elle, n’est jamais venue.

La mort de Homelander, vrai point de rupture

Une bonne partie des critiques vise la fin de Homelander, incarné par Antony Starr. Le personnage perd ses pouvoirs, puis finit en lâche, en pleurs, à supplier Billy Butcher, joué par Karl Urban, de lui laisser la vie. Pour certains fans, cette sortie casse son aura. Sauf que tout le point du personnage est là, ou presque.

Depuis longtemps, une partie du public regarde Homelander comme le héros qu’il prétend être, alors que la série en fait un tyran délirant, fascisant et meurtrier. Même Elon Musk, visé au passage par une parodie peu flatteuse dans le final avec Günter Van Ellis, s’est joint aux critiques. Réponse de Eric Kripke, assez sèche, il a considéré que c’était là sa meilleure critique.

Le vrai reproche touche surtout au rythme de la saison 5

Là où le débat devient plus solide, c’est sur la construction de cette dernière ligne droite. Presque tous les épisodes les moins bien notés de The Boys viennent de la saison 5, et le final concentre le tir. Le grief principal tient au rythme.

Pas mal de spectateurs ont pointé des épisodes où il se passe peu de choses, avant un dernier chapitre qui condense trop d’arcs en une heure. En gros, la série prend son temps puis accélère d’un coup. Et ça, même chez ceux qui acceptent la chute de Homelander, ça coince.

Une fin plus douce que celle du comic d’origine

La comparaison avec le comic de Garth Ennis aide à comprendre ce qui gêne. Dans son dernier arc, Billy Butcher tente de tuer tous les supes de la planète, élimine le reste de son équipe, puis meurt de la main de Hughie. En 2013, Garth Ennis écrivait dans l’avant-propos de The Boys: Definitive Edition volume 6 que cette conclusion le hantait encore un peu, même si c’était bien la destination prévue.

Or Eric Kripke avait expliqué à Polygon qu’il trouvait les morts du comic insatisfaisantes. Résultat, sa version paraît moins prête à faire de Butcher le vrai monstre final. C’est sans doute le cœur du malaise. La série assume sa fin, mais pas jusqu’au bout du chaos.

Le Récap
  • En bref
  • Un bad buzz visible, mais loin d’être majoritaire
  • La mort de Homelander, vrai point de rupture
  • Le vrai reproche touche surtout au rythme de la saison 5
  • Une fin plus douce que celle du comic d’origine
En savoir plus
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