The Boys : la série que les acteurs de super-héros envient

Image d'illustration. Erin MoriartyAmazon / PR-ADN
Erin Moriarty affirme que des acteurs de films et séries super-héroïques envient The Boys, jugée bien plus libre sur la violence et les sujets politiques.
En bref
- Erin Moriarty explique que des acteurs de productions plus classiques envient The Boys pour sa liberté de ton et sa capacité à traiter des sujets sociaux et politiques actuels.
- La série se distingue des univers Marvel et DC en proposant des personnages moins lisses et une approche plus frontale, soutenue par une plus grande liberté créative chez Amazon.
- Elle illustre cette liberté avec la saison 4, dont un épisode controversé a été maintenu et simplement renommé malgré son sujet sensible, sans être censuré.
Des acteurs de films et séries de super-héros auraient confié à Erin Moriarty qu’ils enviaient The Boys. C’est l’actrice elle-même, interprète de Starlight, qui le raconte dans un entretien accordé à The Hollywood Reporter alors que la série approche de sa cinquième et dernière saison.
Des collègues super-héroïques envieux
Dans cette interview, Erin Moriarty explique que plusieurs comédiens issus de projets plus classiques lui ont dit vouloir retrouver la même forme de catharsis que les acteurs de The Boys. Elle rapporte aussi qu’ils aimeraient jouer dans une œuvre capable de dépasser le simple cadre du genre pour parler de ce que tout le monde observe et vit avec malaise.
Le point important, c’est là. D’après elle, la série ne se contente pas d’aligner des super-héros, elle attrape aussi les tensions sociales et politiques du moment.
Une série moins lisse, plus frontale
Ce décalage se voit dans le traitement des personnages. Starlight, par exemple, n’a rien d’une figure parfaite façon affiche de studio. Dans The Boys, les héros peuvent commettre des actes terribles, même quand ils restent du côté des protagonistes.
Erin Moriarty connaît d’ailleurs l’autre versant du genre, puisqu’elle a aussi joué dans Jessica Jones, une série liée à Marvel. Son témoignage pèse donc un peu plus lourd. Il suggère que des univers très installés peuvent frustrer des acteurs qui aimeraient aller plus loin dans le ton, les dialogues ou les thèmes.
Marvel et DC face aux limites de leurs grandes marques
La différence tient aussi à l’industrie. Marvel, propriété de Disney, protège une marque mondiale. Même logique chez DC, adossé à Warner Bros. Quand des milliards sont en jeu, la marge de manœuvre rétrécit vite.
La source cite un exemple parlant. Même un film comme Joker garde des limites, et Kevin Feige aurait tenté de détourner James Gunn de l’usage du mot en F dans Guardians of the Galaxy Vol. 3. Un seul mot, mais tout est là. La question n’est pas seulement le ton, c’est le niveau de contrôle.
Le final de la saison 4 comme cas très révélateur
Amazon, selon Erin Moriarty, a laissé The Boys aller beaucoup plus loin, autant sur la violence que sur le langage ou le commentaire social. Elle donne un exemple précis avec le dernier épisode de la saison 4.
Dans cet épisode, elle jouait à la fois Annie et un métamorphe. Ce double personnage tente d’assassiner le président élu, Robert Singer, incarné par Jim Beaver. L’épisode devait d’abord s’appeler Assassination Run, mais son titre a été changé après la tentative d’assassinat visant Trump le 13 juillet 2024. Le tournage, précise-t-elle, avait eu lieu un an avant la diffusion.
L’épisode n’a pourtant pas été retiré. Amazon l’a simplement renommé en Season Four Finale avant de le maintenir en ligne sur Amazon Prime Video. Vu comme ça, on comprend assez bien pourquoi cette liberté fait envie.