The Mandalorian and Grogu : un épisode qui questionne la place des personnages féminins

Image d'illustration. The Mandalorian and GroguDisney / PR-ADN
Le nouveau film Star Wars divise déjà, mais un autre point crispe encore plus: sa représentation des femmes, jugée très en retrait.
En bref
- Le film The Mandalorian and Grogu ne réussit pas le test de Bechdel, car il ne montre pas deux femmes nommées qui parlent entre elles d’autre chose que d’un homme.
- Les personnages féminins restent peu présents et secondaires, même si Colonel Ward (Sigourney Weaver) occupe un rôle visible dans l’histoire.
- Cette absence de dialogue entre femmes et ce déséquilibre global dans la représentation féminine contrastent avec l’héritage de Star Wars, souvent plus riche en personnages féminins marquants.
Le vrai caillou dans la botte de The Mandalorian and Grogu, ce n’est pas seulement son accueil partagé. C’est aussi un point bien plus basique, et franchement difficile à ignorer pour une saga de cette taille: le film échoue au test de Bechdel.
Un test simple, et pourtant raté
Créé en 1985 par la dessinatrice et autrice Alison Bechdel, ce test repose sur une règle très simple. Pour le réussir, une œuvre doit au moins montrer deux femmes nommées qui se parlent entre elles d’autre chose qu’un homme.
Sur le papier, le seuil paraît presque minimal. Et pourtant, le nouveau film de Star Wars ne le franchit même pas. D’après les éléments mis en avant par ses détracteurs, The Mandalorian and Grogu ne propose pas deux personnages féminins identifiés ayant ce type d’échange. Résultat, le film rate un indicateur vieux de plusieurs décennies, là où on pouvait attendre mieux d’une franchise aussi installée.
Peu de femmes vraiment présentes à l’écran
Dans le long métrage, la femme la plus visible est Colonel Ward, incarnée par Sigourney Weaver. Le personnage occupe un rang élevé au sein de la Nouvelle République, ce qui lui donne une présence notable dans l’histoire.
Mais derrière elle, le constat se complique vite. L’autre figure féminine importante mentionnée est l’une des méchantes Hutts, présentées sous l’appellation des Twins. Et c’est justement là que le déséquilibre saute aux yeux: malgré un récit centré sur Din Djarin et Grogu, rien n’imposait que l’ensemble du film soit à ce point dominé par des personnages masculins.
La critique formulée autour du film tient donc moins à un détail de casting qu’à une impression plus large. Celle d’un déséquilibre net entre hommes et femmes à l’écran. Pour une production de cette ampleur, ça fait tache.
Un signal embarrassant pour Star Wars
Ce débat prend encore plus de poids parce qu’il s’agit du premier nouveau film Star Wars en presque sept ans. L’attente était forte, et pas seulement sur le spectacle ou l’intrigue.
La saga n’a pourtant jamais manqué de personnages féminins marquants, de Princess Leia à Padmé Amidala. C’est bien ce qui rend la critique plus mordante: après près de cinquante ans d’existence, voir un nouvel épisode retomber sur une représentation aussi limitée donne l’impression d’un pas en arrière.
L’accueil du film reste partagé, entre spectateurs conquis et fans déçus par une intrigue jugée trop légère. Mais sur ce sujet précis, la remarque revient avec insistance : Star Wars peut difficilement se permettre de faire aussi peu. Et cette fois, la galaxie paraît un peu à la traîne.