Hantavirus : le MV Hondius accoste aux Canaries, rapatriement imminent pour cinq Français

Image d'illustration. Croisière en mer aux reflets du soleilADN
Le navire MV Hondius, touché par des cas d’hantavirus à son bord, a accosté aux îles Canaries. Cinq ressortissants français présents parmi les passagers vont être rapatriés dans les prochains jours, selon les autorités.
Tl;dr
- Cinq Français rapatriés du MV Hondius, foyer d’hantavirus.
- Quarantaine stricte et surveillance après retour en France.
- L’OMS signale six cas confirmés, trois décès.
Un rapatriement sous haute surveillance
Les autorités françaises ont annoncé ce dimanche 10 mai 2026 le rapatriement imminent de cinq ressortissants exposés à un foyer d’hantavirus à bord du navire MV Hondius. Un vol sanitaire spécialement affrété ramènera ces passagers en France, selon une coordination étroite entre les ministères de la Santé et des Affaires étrangères. Le transfert s’effectuera conformément aux protocoles stricts imposés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dès leur arrivée, l’accueil sera pris en charge par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France. Pour l’heure, le lieu précis d’atterrissage reste confidentiel.
Procédures sanitaires et isolement renforcé
Considérés par l’OMS comme des « contacts à haut risque », ces cinq Français seront immédiatement placés en quarantaine hospitalière pendant 72 heures afin d’y subir une évaluation complète. Un retour à domicile ne sera envisagé qu’après ce délai, mais il s’accompagnera d’un isolement rigoureux de 45 jours ainsi que d’une surveillance médicale adaptée.
Le suivi ne s’arrêtera pas là : pour les personnes exposées mais asymptomatiques, chaque ARS régionale assurera un accompagnement sur leur lieu de résidence. Ce dispositif comprend :
- Une prise de contact initiale ;
- Un suivi régulier sur six semaines (période d’incubation maximale) ;
- L’application de recommandations sanitaires personnalisées.
En cas de symptômes apparents au cours de cette période, la personne concernée sera reclassée « cas suspect » puis dirigée vers un établissement spécialisé pour évaluation et prise en charge sécurisée. L’isolement hospitalier, la réalisation de tests diagnostiques et la mise en œuvre des mesures préventives adéquates seront alors systématiquement appliqués.
Sous l’œil vigilant du gouvernement français
Face à cette situation inédite, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une réunion exceptionnelle ce dimanche à Matignon, réunissant notamment la ministre de la Santé Stéphanie Rist, son homologue des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, ainsi que plusieurs hauts responsables sanitaires.
À noter qu’un premier cas suspect parmi les Français avait été écarté vendredi après un test négatif. Mais le dernier point publié par l’OMS, avec six cas confirmés – dont trois décès –, rappelle que ce virus rare, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement curatif, reste sous haute surveillance. Ce pathogène peut provoquer des syndromes respiratoires aigus parfois fatals.