Hantavirus : un Français placé en isolement après trois décès, d’autres infections redoutées

Image d'illustration. Vue rapprochée des balustrades brillantes du navireADN
Un homme est actuellement placé à l’isolement en France après avoir contracté le hantavirus, une infection rare ayant déjà causé trois décès dans le pays. Les autorités sanitaires redoutent l’apparition de nouveaux cas dans les prochains jours.
Tl;dr
- Foyer d’hantavirus sur le navire MV Hondius
- Trois décès, évacuation et surveillance internationale en cours
- L’OMS juge le risque d’épidémie limité
Une alerte sanitaire sous contrôle dans l’Atlantique
Après la découverte de plusieurs cas d’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, l’inquiétude a gagné passagers et autorités.
Le bilan fait état de trois décès – un couple néerlandais et une ressortissante allemande – sur une traversée reliant Ushuaïa à Praia, puis vers Ténérife, où l’arrivée du bateau est prévue dimanche. Pourtant, si la tension est palpable, les principaux acteurs demeurent rassurants sur le niveau de risque.
L’hantavirus : une menace sous surveillance internationale
Ce virus rare, transmis par contact avec des rongeurs, peut provoquer un syndrome respiratoire aigu grave. L’absence de vaccin ou traitement spécifique renforce la vigilance autour du foyer détecté. D’autant que la souche dite « des Andes », identifiée chez certains malades, reste la seule à permettre une transmission interhumaine avérée.
À ce jour, environ 150 personnes – passagers et membres d’équipage issus d’une vingtaine de pays – se trouvent encore à bord. Plusieurs cas sont déjà hospitalisés ou suivis médicalement aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne et en Afrigue du Sud.
Des mesures strictes et une coordination mondiale
Le plan d’action est clair : évacuer rapidement tous les passagers au large de Ténérife, sans permettre au navire d’accoster. Les autorités des Canaries ont ainsi précisé que le transfert s’effectuera via une embarcation dédiée, avant prise en charge à l’aéroport pour un retour encadré vers leurs pays respectifs. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) insiste : si chaque État applique scrupuleusement les protocoles sanitaires, « la situation restera limitée ». Les responsables du département d’urgence soulignent néanmoins qu’« il est possible que d’autres cas soient signalés ».
Parmi les actions prioritaires :
- Identification des contacts lors d’une escale à Sainte-Hélène
- Mise en isolement préventif de voyageurs symptomatiques dans plusieurs pays
- Alerte adressée aux douze États concernés par l’escale sur l’île britannique
L’origine du foyer demeure floue mais le calme règne à bord
Selon les premiers éléments communiqués par l’OMS, la contamination initiale aurait précédé le départ du navire début avril : le premier patient décédé avait présenté des symptômes moins d’une semaine après l’embarquement. Le traçage précis n’a pas encore permis au ministère argentin de confirmer l’origine exacte de cette chaîne infectieuse ; il rappelle toutefois que l’hantavirus est endémique dans certaines régions andines d’Argentine.
Malgré tout, la vie suit son cours sur le navire : selon plusieurs témoignages relayés par des passagers français et internationaux, « la plupart des personnes à bord réagissent très calmement » et « tout va bien ». Une réalité loin du scénario épidémique tant redouté.