Les passagers exposés au hantavirus pourront bientôt débarquer : où et quand ?

Image d'illustration. Coucher de soleil sur l océan aux Îles canariesADN
Après la détection d’un cas de hantavirus à bord, les passagers du navire touché sont autorisés à débarquer en Europe. Les autorités ont précisé le lieu et la date de leur arrivée, après avoir évalué la situation sanitaire.
Tl;dr
- Navire de croisière suspecté d’hantavirus attendu aux Canaries.
- Évacuation sous mesures sanitaires strictes, port d’arrivée non fixé.
- Trois décès et sept cas signalés par l’OMS.
Un paquebot sous surveillance, cap sur les Canaries
Le voyage du navire de croisière MV Hondius, frappé par un possible foyer d’hantavirus, s’achèvera dans les îles Canaries d’ici « 3 à 4 jours », a confirmé mardi soir le ministère espagnol de la Santé. Si le port précis reste encore à déterminer, une chose est acquise : à l’arrivée, équipage et passagers seront soumis à un contrôle sanitaire rigoureux, puis transférés vers leurs pays respectifs.
Le ministère insiste sur le fait que ces opérations se dérouleront « dans des espaces et des moyens de transport spéciaux, aménagés ad hoc pour cette situation, en évitant tout contact avec la population locale ».
L’incapacité du Cap-Vert et la réponse européenne
La gestion de cette crise sanitaire complexe s’est précisée après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué l’impossibilité pour le Cap-Vert de mener à bien ce type d’opération. Les autorités ont alors désigné les Canaries comme « le lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires ».
Dans la foulée, le gouvernement espagnol a également donné son feu vert à une demande formelle du gouvernement des Pays-Bas. Il s’agit d’accueillir, dans les plus brefs délais, le médecin du navire – aujourd’hui dans un état grave – qui sera évacué vers les Canaries par avion médicalisé.
Bilan humain et débats sur la gestion de la crise
Ce mardi, l’OMS recensait sept cas liés au foyer supposé d’hantavirus : deux confirmés en laboratoire, cinq demeurant suspects. Le bilan s’alourdit avec trois décès, dont ceux d’un couple néerlandais âgé et d’un ressortissant allemand. Cette situation n’a pas manqué de susciter certaines interrogations politiques.
Depuis Bruxelles, où il était en déplacement, le président régional des Canaries, Fernando Clavijo, a pointé du doigt la nécessité que « le bateau soit pris en charge là où il se trouve », c’est-à-dire au Cap-Vert ou éventuellement aux Pays-Bas – puisque le pavillon du navire est néerlandais.
Sous haute sécurité jusqu’au bout
Dans ce contexte inédit mêlant urgence sanitaire et logistique internationale, les autorités entendent limiter tout risque pour la population locale. Pour plus de clarté, les étapes prévues sont :
- Sélection stricte du port d’accueil.
- Dépistage complet des passagers et membres d’équipage.
- Transferts encadrés via des dispositifs sécurisés spécifiques.
Si l’inquiétude demeure palpable parmi les riverains canariens, tout indique que l’Espagne coordonne ses efforts pour répondre avec efficacité à cet épisode hors norme.