Rakuten France en quête d’un acquéreur pour poursuivre son aventure en ligne

Image d'illustration. RakutenADN
Confrontée à des difficultés sur le marché français, la plateforme de commerce en ligne Rakuten explore actuellement des options de cession. L’entreprise, présente depuis plusieurs années en France, cherche désormais un repreneur pour ses activités locales.
Tl;dr
- Rakuten France pourrait fermer ou être repris.
- Déclin de 33 % des clients en dix ans.
- 180 salariés concernés par ce projet.
Déclin marqué pour Rakuten France
Depuis plusieurs années, la filiale française de Rakuten – anciennement connue sous le nom de PriceMinister – peine à enrayer une chute continue. Malgré des investissements réguliers du groupe japonais pour moderniser la plateforme et intégrer des innovations comme l’intelligence artificielle, le site d’e-commerce a vu son nombre de clients chuter de 33 % sur dix ans, et le trafic reculer de 42 %. Cette évolution, révélée lundi par la direction à l’AFP, confirme les informations du magazine Capital. Le contexte semble sans appel : « Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du Groupe Rakuten en France », concède la direction.
Avenir incertain : cession ou fermeture ?
Mardi 7 avril, lors d’une réunion avec les représentants du personnel, la direction a présenté un projet aux contours lourds de conséquences : la possible cession – ou, si aucun repreneur n’était trouvé, l’arrêt pur et simple – de son activité de marketplace. Selon l’entreprise, cette perspective concerne directement 180 salariés. La priorité donnée à une reprise par un acquéreur est nette, mais l’ombre d’une fermeture plane sérieusement à partir du troisième trimestre 2026.
Lourde concurrence et réorientation stratégique
Face à un secteur en pleine mutation et à une concurrence acharnée, Rakuten France, qui propose aussi bien des appareils électroniques que des jouets ou du mobilier, n’a pas réussi à inverser la tendance. Depuis son rachat par le groupe japonais en 2010, d’importants moyens avaient pourtant été mobilisés pour tenter un redressement :
- Pertes compensées par des investissements ciblés ;
- Mise à niveau technologique ;
- Lancement de solutions innovantes portées par l’IA.
Malgré tout cela, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Le groupe indique aujourd’hui vouloir recentrer sa stratégie européenne sur ses autres pôles : l’innovation télécom avec Rakuten Symphony, les contenus numériques via Kobo, sa messagerie instantanée Viber, ainsi qu’un portefeuille élargi d’activités diversifiées.
Un acteur mondial aux multiples facettes
Pour rappel, le géant japonais a vu le jour en 1997. Aujourd’hui présent dans plus de trente pays et fort de plus de 25 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires dépassant les 11 milliards d’euros, il ne se limite plus à l’e-commerce. Publicité digitale, solutions technologiques avancées et ambitions européennes jalonnent désormais sa feuille de route. Toutefois, si l’avenir français de la marque demeure incertain, son influence mondiale reste indiscutable.