Près de la moitié des articles Temu et Shein présentent des risques : étouffement, électrocution, substances toxiques

Image d'illustration. Gros plan d un ordinateur portable avec site d achat en ligneADN
Une récente enquête révèle que près de la moitié des articles commercialisés sur les plateformes Temu et Shein présentent des risques pour la sécurité des consommateurs, incluant dangers d’électrocution, risques d’étouffement ou présence de substances toxiques.
Tl;dr
- 75 % des produits étrangers contrôlés non conformes.
- Risque élevé pour la sécurité des enfants et la santé.
- Des milliers d’articles dangereux retirés du marché.
Enquête renforcée sur les géants du e-commerce
Si les plateformes de vente en ligne telles que Shein ou Temu connaissent un essor fulgurant auprès des consommateurs français, elles cristallisent également de vives inquiétudes. Les critiques fusent à propos de certains articles, parfois décrits comme « poupée pédopornographique » ou « modèle sans éthique », qui ne respecteraient ni les normes environnementales, ni les standards sanitaires attendus.
Pourtant, cette défiance ne suffit pas à freiner l’engouement pour ces géants étrangers, au détriment des commerces traditionnels.
Un contrôle accru de la DGCCRF
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement a choisi de durcir sa politique. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), désormais sur le pied de guerre, a triplé le nombre d’inspections en ligne. L’objectif : passer au crible les sept marketplaces étrangères les plus fréquentées – dont l’identité n’a pas été divulguée.
Les résultats de cette campagne sont éloquents : sur un total de 588 articles examinés, 75 % se révèlent non conformes aux réglementations françaises, principalement à cause d’un défaut d’étiquetage. Mais surtout, 46 % des produits s’avèrent carrément dangereux pour les consommateurs.
L’enfance exposée en première ligne
Le rapport souligne un constat inquiétant : parmi tous les articles analysés, près de la moitié sont des jouets et 42 % présentent des risques sérieux pour la sécurité des enfants. D’autres objets ciblés tels que les écharpes de portage ou divers équipements de puériculture n’échappent pas à ce constat ; quinze références sont qualifiées sans détour de dangereuses.
Concrètement, voici quelques-uns des dangers recensés :
- Risque d’étouffement ou d’étranglement, dû à la présence de petites pièces détachables dans des produits pour enfants ;
- Dépassement des seuils autorisés en substances chimiques, compromettant la santé ;
- Péril électrique et incendie, avec une majorité d’appareils électroménagers ou luminaires jugés dangereux.
Des retraits massifs déjà engagés
Face à l’ampleur du problème, la DGCCRF a déjà enclenché une série d’alertes concernant 260 références différentes. Plus impressionnant encore : plus de 100 000 unités – dont pas moins de 57 000 jouets – ont été retirées du marché.
Une démarche qui illustre l’urgence d’un renforcement drastique du contrôle face aux dangers multiples posés par ces plateformes étrangères prisées en France.