Les bonbons sont-ils un allié efficace pour l’endurance lors des courses longues distances ?

Image d'illustration. Candies Énergie coureursADN
Les bonbons, souvent appréciés pour leur goût sucré, sont parfois consommés par les coureurs avant ou pendant de longues distances. Mais ces friandises constituent-elles réellement une source d'énergie adaptée pour soutenir l'effort sur la durée ?
Tl;dr
- Les confiseries offrent une énergie rapide aux coureurs.
- À utiliser ponctuellement, pas comme base nutritionnelle.
- Pensez à l’hygiène bucco-dentaire lors des longues courses.
Des sucreries dans les poches des coureurs : un atout inattendu ?
Si les gels énergétiques dominent la plupart des plans d’alimentation pour la course longue distance, un phénomène discret s’installe : de plus en plus de coureurs glissent désormais quelques bonbons ou chocolats, dans leurs poches.
La raison ? Un besoin de variété et parfois, tout simplement, l’envie d’autre chose que la monotonie des gels. D’ailleurs, même des groupes spécialisés comme le LA Road Runners valident ponctuellement cette pratique, insistant sur son aspect pragmatique lors des sorties où l’appétit pour les produits dédiés s’émousse.
L’énergie rapide, oui… mais pas sans limites
À la mi-course ou quand l’estomac commence à protester face à l’avalanche de produits sportifs classiques, une friandise sucrée peut paraître salvatrice. Les favoris du peloton ? Les bonbons gélifiés type jelly beans, prisés pour leur assimilation rapide et leur côté régressif, mais aussi le chocolat noir — préférable après l’effort en raison de sa teneur en graisses qui ralentit la digestion. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue le principal écueil : ces aliments créent un pic glycémique aussi brusque qu’éphémère. Selon les experts du running, pour tenir la distance lors d’une sortie longue ou d’un marathon, mieux vaut :
- Miser sur des réserves pleines (repas riches en glucides complexes avant l’effort)
- S’alimenter progressivement avec des glucides faciles à digérer pendant la course
Diversifier ses apports : alternatives « nourriture réelle »
Si certains préfèrent éviter les gels ou souhaitent limiter leur consommation de sucre raffiné, il existe plusieurs solutions courantes adoptées par les adeptes du running : le banane, la dattes, voire des boules de riz ou encore quelques morceaux de pomme de terre salée.
L’objectif ? Maintenir une alimentation variée et légère pour faciliter l’assimilation énergétique tout au long de l’effort.
Santé bucco-dentaire : un enjeu sous-estimé chez les runners
Que ce soit via gels, boissons isotoniques ou bonbons acidulés, le sucre est omniprésent dans l’alimentation du coureur d’endurance. Cela exige quelques précautions : s’il paraît anodin d’avaler une poignée de friandises en courant, mieux vaut veiller à se rincer régulièrement la bouche à l’eau et éviter que les résidus ne stagnent sur les dents pendant plusieurs kilomètres. Car préserver sa bouche, c’est aussi préserver sa performance.
En somme, intégrer ponctuellement une confiserie au cours d’une sortie longue peut offrir un coup de fouet bienvenu ou casser la routine du ravitaillement. Mais en faire une habitude expose à certains déséquilibres. Sur ce terrain comme ailleurs en course à pied : choisir judicieusement chaque carburant reste essentiel.