Benyamin Netanyahou veut contrôler Gaza : une « catastrophe » pour l’opposition

Image d'illustration. Vue détaillée des débrisADN
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou envisage une stratégie ambitieuse visant à instaurer une domination complète d’Israël sur la bande de Gaza, suscitant des réactions alarmées et des critiques face aux conséquences humaines et politiques d’un tel projet.
Tl;dr
- Israël valide un plan pour contrôler Gaza sans la gouverner.
- L’ONU et l’opposition israélienne dénoncent ce projet.
- La crise humanitaire s’aggrave, famine et nombreuses victimes civiles.
Un nouveau plan controversé pour Gaza
En pleine nuit du 7 au 8 août 2025, le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert à une initiative présentée par Benyamin Netanyahou. L’objectif affiché : « vaincre » le Hamas et établir un contrôle militaire sur la ville de Gaza. Cependant, nuance importante, Netanyahou a assuré sur Fox News que l’intention d’Israël n’était ni de « gouverner » ni de « garder » ce territoire.
Ce projet arrive alors même que le territoire palestinien subit depuis presque deux ans des bombardements et une crise humanitaire qualifiée de « catastrophique » par les organisations internationales.
Condamnations internationales et critiques internes
Dès l’annonce, les réactions n’ont pas tardé. Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé à l’arrêt immédiat du plan, y voyant une violation du droit international ainsi qu’une entrave au principe d’autodétermination des Palestiniens.
La justice internationale avait d’ailleurs enjoint récemment Israël à mettre fin à son occupation « dès que possible ». En Israël même, l’opposition menée par Yaïr Lapid parle d’une décision qui risque d’« entraîner beaucoup d’autres catastrophes », citant notamment la mort probable d’otages encore détenus, la perte de nombreux soldats et un désastre diplomatique à venir.
L’armée en première ligne et réserves des militaires
Sur le terrain, près de 86 % de la bande de Gaza est désormais contrôlée par l’armée israélienne selon l’ONU, mais les secteurs non occupés – comme les villes de Khan Younès ou Gaza – restent très peuplés.
Plusieurs sources médiatiques en Israël font état de réserves exprimées au sein même du commandement militaire. Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a évoqué publiquement sa volonté d’agir « de manière pragmatique et professionnelle », tout en avertissant : « Nous éliminerons les menaces à leur stade précoce ». Par ailleurs, la mobilisation massive des réservistes serait inévitable si ce plan devait être pleinement appliqué.
Crispations politiques et drame humanitaire continuent
Pendant que la classe politique débat, la population civile demeure piégée dans une spirale infernale. Les chiffres sont accablants : plus de 61 000 morts côté palestinien selon le ministère de la Santé géré par le Hamas (chiffres jugés fiables par l’ONU), famine généralisée menaçant quelque 2,4 millions d’habitants dépendant entièrement d’une aide humanitaire notoirement insuffisante. La tension monte aussi au sein de la société israélienne ; le sort des otages toujours détenus alimente colère et inquiétude, alors qu’en parallèle une contestation émerge chez les juifs orthodoxes opposés à leur conscription militaire. À mesure que se multiplient frappes aériennes et affrontements au sol, chaque acteur prévient : aucune issue ne sera indolore ni rapide.
- Benyamin Netanyahou propose le contrôle militaire sans administration directe.
- ONU, opposition israélienne et chefs militaires expriment leurs profondes réserves.
- L’ampleur du drame humanitaire demeure alarmante à Gaza.