Venezuela : Maduro suspend X pendant 10 jours

Illustration. Suspension du réseau social X. ADN
Le président du Venezuela, réélu sans comptage précis des voix, se présente ce vendredi devant la Cour suprême qu'il a appelée afin de valider sa victoire, tandis que l'opposition prétend avoir des preuves de fraude. Cela soulève-t-il des questions sur l'intégrité de l'élection?
TL;DR
- Nicolas Maduro suspend la plateforme X (ex-Twitter) pendant dix jours.
- Maduro comparait devant la Cour suprême pour valider sa victoire contestée.
- Des troubles suite à sa proclamation victorieuse ont causé 24 morts.
Nicolas Maduro vs Plateforme X
Dans un climat de tension au Venezuela, le président Nicolas Maduro a suspendu la plateforme X (anciennement Twitter) pour une durée de dix jours. Cette décision intervient suit à des accusations portées par le président contre le patron du réseau social, Elon Musk, « qui a violé toutes les règles du réseau en incitant à la haine et au fascisme ».
Maintien au pouvoir dans la tourmente
En dépit de ces accusations et d’une réélection contestée, Maduro a comparu devant la Cour suprême qu’il avait lui-même saisie pour valider son maintien au pouvoir.
Il affronte une opposition qui dénonce une élection truquée et possède des preuves de la fraude orchestrée. Selon leurs sources, Edmundo Gonzalez Urrutia, le remplaçant de Maria Corina Machado, aurait remporté les élections avec un score de 67 % des voix.
Pressure internationale
L’écho de la situation locale résonne jusqu’à la communauté internationale. Certains pays, avec à leur tête le Brésil, la Colombie et le Mexique, ont appelé le pouvoir vénézuélien à publier les procès-verbaux de cette présidentielle controversée.
Par ailleurs, Washington poursuit ses sanctions contre le Venezuela, tout en avertissant que « l’arrestation des leaders de l’opposition pourrait mobiliser la communauté internationale encore plus ».
Dérives meurtrières
L’enjeu du pouvoir s’est avéré fatal. Selon les organisations de défense des droits humains, les troubles consécutifs à la proclamation de la victoire de Maduro ont fait 24 morts. Les leaders de l’opposition n’ont pas été épargnés.
Deux figures majeures du mouvement opposant, Williams Davila et Américo De Grazia, ont été appréhendées, marquant une escalade de la répression.