17 cancers menacent davantage les millenials et la Génération X

Illustration. Le ruban rose de lutte contre le cancer du sein. ADN
Par rapport à leurs aînés, ceux nés entre 1960 et 1990 ont davantage de risques de développer 17 types de cancers, y compris le cancer du sein, du pancréas et de l'estomac. Ne devrions-nous pas nous interroger sur les causes de cette augmentation du risque?
TL;DR
- Des chercheurs ont examiné les tendances de l’incidence du cancer aux États-Unis.
- Les taux d’incidence augmentent avec chaque cohorte de naissance depuis 1920.
- Les taux de mortalité ont également augmenté chez les générations plus jeunes.
Les tendances récentes du cancer aux États-Unis
Une étude menée par l’American Cancer Society (ACS) et publiée dans The Lancet Public Health, a récemment pris en compte les tendances de l’incidence du cancer et de la mortalité pour 34 types de cancer aux États-Unis sur une période de 20 ans, de 2000 à 2019.
Une incidence qui augmente avec les générations
En évaluant les données de 23,654,000 personnes diagnostiquées et 7,348,137 décès dus aux cancers, les chercheurs ont pu constater une hausse notable de l’incidence du cancer.
En effet, les taux d’incidence du cancer s’accroissent avec chaque cohorte de naissance depuis presque un siècle, 8 des 34 cancers étudiés présentant une augmentation.
Augmentation du taux d’incidence chez les plus jeunes
De manière plus spécifique, « le taux d’incidence était environ deux à trois fois plus élevé chez les personnes nées en 1990 que chez les adultes nés en 1955 pour les cancers du pancréas, du rein et de l’intestin grêle chez les hommes et les femmes, et pour le cancer du foie chez les femmes ».Les taux d’incidence ont également grimpé chez les jeunes adultes pour neuf autres cancers dont le cancer du sein, le cancer colorectal ou encore le cancer des ovaires.
Les taux de mortalité suivent la courbe ascendante
La hausse de l’incidence de cancers s’accompagne également d’une augmentation des taux de mortalité chez les générations les plus jeunes, particulièrement notable pour les cancers du foie (chez les femmes uniquement), du corps utérin, de la vésicule biliaire, des testicules et du cancer colorectal.
Finalement, les chercheurs insistent sur la nécessité de comprendre « les environnements sociaux, économiques, politiques et climatiques uniques » que partagent les personnes selon leur année de naissance, qui affectent leur exposition aux facteurs de risque de cancer.