Gaza : Un dirigeant du Hamas suspend les pourparlers de cessez-le-feu

Illustration. Une frappe à Gaza. ADN
Une personnalité éminente du mouvement islamiste palestinien a confirmé que Mohammed Deif, tête de la branche militaire de ce mouvement et ciblé par une attaque israélienne samedi dernier, était toujours en vie. Cela nous amène à nous demander, quelles seraient les conséquences de sa survie ?
TL;DR
- Hamas met fin aux négociations pour un cessez-le-feu à Gaza.
- Ceci est dû aux « massacres brutaux » présumés commis par Israël.
- Le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif, serait vivant.
Les pourparlers de paix de Gaza échouent
Selon un haut responsable du Hamas, qui s’est exprimé à l’AFP dimanche dernier, le mouvement a décidé de mettre fin aux négociations pour instaurer un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Il a vivement critiqué la supposée attitude peu sincère d’Israël et les « massacres » attribués à ce pays.
Une décision de cessation des négociations
Dans une série d’appels, Ismaïl Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas, aurait fait part de cette décision à plusieurs médiateurs et intervenants régionaux.
Le responsable du Hamas pointe du doigt les « massacres brutaux » perpétrés dans différents camps de déplacés et de réfugiés de la bande de Gaza, notamment à Al-Mawasi de Khan Younès au sud et à Al-Shati dans la ville de Gaza.
Pendant que le monde regarde l’oreille de Trump, le massacre continue à Gaza dans un silence complice.pic.twitter.com/lEGtYy1SR5
— Marcel (@realmarcel1) July 14, 2024
Survie contestée du chef de la branche armée du Hamas
Parallèlement à ces évènements, un autre responsable de haut rang du Hamas a révélé à l’AFP que Mohammed Deif, le chef de la branche armée du mouvement, qui avait été pris pour cible par une frappe israélienne, serait toujours en vie.
Israël avait prétendu avoir visé une « zone clôturée gérée par le Hamas » dans le but de l’atteindre, ainsi que Rafa Salama, commandant d’une autre brigade du Hamas.
Un bilan humain catastrophique
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a recensé environ 45 victimes dans le camp d’Al-Shati, sans préciser le nombre exact de décès.
En outre, il a signalé 92 morts, dont la moitié serait des femmes et des enfants, et 300 blessés suite à l’attaque israélienne sur le camp d’Al-Mawasi. Selon le même ministère, la guerre a fait plus de 38 500 victimes palestiniennes depuis son déclenchement.
Des efforts diplomatiques vains
Malgré les tentatives de médiation menées par le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis pour arrêter la guerre dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh a accusé le premier ministre israélien de bloquer toute trêve par des « massacres odieux » perpétrés par les forces israéliennes. Face à cette situation, le cessez-le-feu tant espéré semble être désormais hors de portée.