Mortalité sur les autoroutes : une hausse « préoccupante » en 2022
Dans son bilan annuel, l’Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes alerte sur une sensible hausse de la mortalité autoroutière en 2022.
Mercredi, l’Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes (ASFA) a rendu public son bilan annuel pour 2022, et les nouvelles ne sont globalement pas bonnes. Dans un premier temps, l’ASFA, aux propos rapportés par Ouest-France, indique ainsi que « depuis la fin des restrictions sanitaires et le retour à des trafics d’avant crise, les statistiques observées sur autoroutes montrent une dégradation inquiétante du niveau de sécurité ».
Accidents mortels sur autoroute : plus 40% en 2022
Alors que pour 2021, 119 accidents mortels avaient été enregistrés sur les autoroutes françaises, l’année suivante, ont été comptabilisés 167 drames de ce genre. Ce qui correspond à une augmentation de 40%. Un semblable constat est dressé pour le nombre de personnes tuées : « Même si le réseau autoroutier reste le plus sûr, l’année 2022 a connu une hausse sans précédent du nombre de tués avec 188 décès, soit 57 de plus qu’en 2021 ». En un an, cette statistique a donc grimpé de 43%.
Les interventions des agents de plus en plus compliquées
Concernant la sécurité des agents du personnel en intervention, elle apparaît elle aussi notablement contrariée pour l’année passée. Sur cette période, on déplore ainsi quatre décès dans cette catégorie (deux agents des sociétés d’autoroutes, un de la gendarmerie nationale et un collaborateur d’une société de dépannage).
Première cause, la consommations de substances
Entre 2018 et 2022, la cause première d’accidents mortels au volant est la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments (23%), suivie par la somnolence et la fatigue (18%), la présence de piétons (17 %), la vitesse et les distracteurs (16%), les manœuvres dangereuses (14%) et, enfin, les contresens et les reculs (4%). Quant au profil des personnes impliquées dans la première cause, il a trait à des conducteurs âgés de moins de 35 ans dans la moitié des cas.