Clermont-Ferrand : il utilise un brouilleur et crée une zone blanche dans son quartier
Pour empêcher ses voisins de se connecter à sa box, cet homme a finalement perturbé l'ensemble des réseaux de son quartier et de communes environnantes.
Pour avoir voulu protéger sa box internet de potentiels voisins indélicats, ce Clermontois aura finalement coupé les connexions de plusieurs milliers de personnes !
Un homme a reçu un rappel à la loi pour avoir utilisé un brouilleur d’ondes qui a eu pour conséquence de créer une « zone blanche » s’entendant à Clermont-Ferrand, mais également à plusieurs communes voisines.
24 relais mobiles impactés
Les faits remontent à juillet dernier et la sanction infligée au prévenu a été relayée par nos confrères de La Montagne. Tout commence donc cet été lorsque de nombreuses perturbations sont détectées sur les réseaux mobiles et internet de Clermont-Ferrand, mais également dans des communes de l’agglomération. De nombreuses plaintes d’usagers qui ne peuvent se connecter à internet remontent aux différents opérateurs.
Une enquête est alors menée et l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) est saisie. Des tests montrent que 24 sites mobiles sont touchés par ces bugs à répétition et que les réseaux 3G et 4G sont les plus impactés. Deux agents de l’ANFR de Lyon sont alors dépêchés sur place et, à l’aide d’un équipement spécial, parviennent à remonter la piste d’un brouilleur d’ondes. Ce dernier se trouve dans un immeuble du quartier Saint-Jacques à Clermont-Ferrand.
Un appareil prisé des voleurs
Finalement, une perquisition sera menée dans un appartement avec l’aide de la BRI et le fameux brouilleur sera retrouvé dans le tiroir d’un meuble TV. Le propriétaire de l’objet sera interpellé quelques heures plus tard et entendu par la police. Il indiquera alors qu’il voulait simplement protéger son propre réseau WiFi de ses voisins, mais comme l’appartement était situé au 9e étage, le rayon de brouillage s’étendait à 4 kilomètres à la ronde.
Une version qui peinera à convaincre les enquêteurs qui savent que ce type de brouilleur peut être utilisé par des voleurs pour brouiller les systèmes de verrouillage des voitures ou de certaines entrées sécurisées. Ils peuvent également provoquer des perturbations sur le trafic aérien et leur utilisation est passible de six mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. Dans le cas présent, l’homme a reçu un rappel à la loi et le brouilleur a été confisqué.
Selon l’ANFR, près de 1700 brouillages de ce type ont d’ores et déjà été détectés depuis le début de l’année. La plupart n’étaient pas intentionnels.