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Le Mans : les parents et le beau-père d’une jeune fille condamnés pour avoir tu son viol

Faits Divers > Justice > Viol > Sarthe
Par Gael Brulin,  publié le 18 février 2021 à 11h00.

Lundi, le tribunal correctionnel du Mans, dans la Sarthe, a condamné les parents et le beau-père d'une jeune fille à six mois avec sursis pour n'avoir pas dénoncé le viol de cette dernière. L'auteur des sévices, le grand frère de la victime, avait été jugé en novembre.

C’est une sphère familiale qui a été ébranlée dans cette affaire. Lundi, le tribunal correctionnel du Mans (Sarthe) a condamné les parents et le beau-père d’une jeune fille à six mois de prison avec sursis. Il était reproché aux prévenus de n’avoir pas dénoncé le viol de leur enfant, rapporte Les Nouvelles de Sablé. Les trois mis en cause ont plus précisément été reconnus coupables de « non-dénonciation d’agressions sexuelles ».

Jeune fille violée : son frère, handicapé mental, déjà jugé

Les faits, comprenant des viols et des agressions sexuelles, s’étaient déroulés entre 2009 et 2011. Leur auteur n’était autre que le grand frère de la victime, mineur et handicapé mental. Au mois de novembre dernier, le suspect avait été jugé par le tribunal pour enfants, qui l’avait condamné à 30 mois d’emprisonnement avec sursis. Mais pendant longtemps, les parents et le beau-père de la jeune fille avaient convenu de garder les faits cachés, après en avoir eu connaissance vers 2015.

Un tabou installé « pour ne pas perdre les enfants »

C’est « pour ne pas perdre les enfants » qu’il avait été décidé par la famille de jeter le voile sur ce qu’il s’était passé. Des adultes qui, nous dit-on, avaient pris des précautions pour empêcher que les sévices ne se reproduisent. La mère emmenait sa fille faire les courses avec elle pendant que le frère restait au domicile familial. Frère qui avait apparemment été sévèrement disputé par son père. Quant à la victime, elle était priée « de ne pas […] parler » de ce qu’elle avait subi. Il avait fallu attendre 2017 pour que la mère décide de se confier à un psychologue. Pour l’avocate de la partie civile, les prévenus « ont mis un mouchoir sur des choses extrêmement graves, sur une grande souffrance. C’est très lourd à porter pour une petite fille. Sans le vouloir, ses parents ont participé à sa souffrance ». La représentante de la mère a affirmé de son côté que sa cliente n’avait « pas voulu faire de choix entre ses enfants. Elle a cru ménager la chèvre et le chou. Elle n’est pas pour autant demeurée sans agir ».

Le Récap
  • Jeune fille violée : son frère, handicapé mental, déjà jugé
  • Un tabou installé « pour ne pas perdre les enfants »
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