Pyrénées-Orientales : une policière trainée sur plusieurs mètres lors d’un contrôle
Dimanche en fin de soirée au Boulou, dans les Pyrénées-Orientales, une policière a été trainée sur plusieurs mètres par un automobiliste qui cherchait visiblement à fuir pour éviter d'être interpellé. Le contrevenant est actuellement recherché.
La scène a eu lieu dimanche en fin de soirée au Boulou, commune des Pyrénées-Orientales. Il était aux alentours de 22h00 et au niveau du péage, des agents de la police aux frontières (PAF) procédaient au contrôle d’un automobiliste voyageant seul en direction de la France. Nos confrères de L’Indépendant rapportent que les forces de l’ordre ont été alertées par une forte odeur de cannabis qui se dégageait ainsi du véhicule. Un grand sac de sport est également apparu suspect aux yeux des policiers.
Un conducteur bloque un policier avec sa portière puis traîne un autre agent
Après s’être vu demander de sortir du véhicule en vue d’une interpellation, le conducteur aurait effectué une marche arrière, bloquant et entraînant l’un des fonctionnaires présents avec une portière. Une herse a été utilisée afin de crever un pneu de la voiture. L’homme au volant est cependant parvenu à faire un demi-tour et, cette fois-ci, aurait emporté une policière alors traînée sur plusieurs mètres. Alors qu’elle cherchait à intercepter le fuyard, la fonctionnaire a été frappée à coups de poing et de coude avant de s’extraire et de tomber sur la chaussée.
Le suspect en fuite
L’individu aurait ensuite pris la fuite. Les deux policiers blessés ont été pris en charge par les pompiers et conduits aux services des urgences du centre hospitalier de Céret. L’un des agents a été légèrement touché et l’autre s’est vu prescrire une ITT de deux jours. Le syndicat Alliance Police nationale 66 a depuis réagi à ces faits de violence : « Devant une criminalité transfrontalière qui ne cesse de croître dans notre département, et notamment le trafic de stupéfiants, une fois encore, nos collègues de la PAF ont dû faire face à un danger immédiat pouvant porter atteinte à leur intégrité physique ». Le syndicat, qui a témoigné son soutien aux victimes, regrette « une montée de la banalisation de la violence ».