Haute-Garonne : mis en examen pour avoir demandé à des djihadistes de tuer plusieurs de ses proches
Lundi soir, un homme de 37 ans habitant Aussonne, en Haute-Garonne, a été mis en examen pour avoir sollicité de djihadistes dans le but de tuer ses proches. Il reprochait visiblement à ces derniers de retarder les démarches relatives à l'héritage de son père.
Lundi soir, relate La Dépêche du Midi, un homme de 37 ans habitant Aussonne, en Haute-Garonne, a été mis en examen pour « menaces de mort ». Il lui est plus précisément reproché d’avoir cherché à entrer en contact avec des djihadistes afin de les recruter pour de sombres desseins : tuer plusieurs de ses proches qui retarderaient des démarches d’héritage. En 2015, son père décédait. Depuis et selon le trentenaire, la procédure s’éterniserait et ses frères et sœurs chercheraient à retarder les démarches relatives à l’héritage.
Il envoyait des courriels à des mosquées en demandant à tuer ses proches
Vendredi dernier, cet homme a tapé sur un moteur de recherche des termes spécifiques ayant trait à la mouvance djihadiste. Plusieurs minutes durant, il aurait navigué sur des sites, pourtant très surveillés, à la recherche de mosquées radicalisées. Son but : entrer en contact avec des djihadistes. Une dizaine de mosquées ont réceptionné un courriel de sa part dans lequel il donnait noms, prénoms et adresses de ses frères et sœurs. Il ajoutait chercher un ou plusieurs volontaires pour tuer ces proches.
Juste avant son interpellation, il avait émis des remords
Outre ce requêtes envoyées à des mosquées, l’homme a également menacé des professionnels du droit, censés défendre ses intérêts. Des sollicitations qui ont fini par éveiller l’intérêt et la suspicion des services d’enquête et du parquet. Saisis de l’affaire, les gendarmes de la compagnie de gendarmerie Toulouse-Mirail ont interpellé le suspect samedi matin à son domicile. Un peu plus tôt, il avait renvoyé un courriel aux mosquées précédemment contactées où il présentait ses excuses et appelait à ne pas prendre son précédent message au sérieux. Placé en garde à vue puis déféré au parquet de Toulouse, le mis en cause a depuis été placé en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte pour, notamment, « menace de mort par écrit en récidive ». L’enquête suit son cours sous commission rogatoire et il est prévu que le suspect fasse l’objet d’une expertise psychiatrique.